« Noubou » métamorphose d'une cité tranquille
2007-11-24 - Le TempsLu 484 fois
Personne ne connaît l'origine de son appellation, mais tous les Radésiens savent bien que Noubou est une cité au sud de la ville où des gens modestes ont eu l'opportunité d'acquérir des maisons à des prix abordables, grâce à l'aide sociale de la collectivité locale.
Des familles y sont installées et leurs enfants y ont grandi et fondé des familles à leur tour.
Ces enfants avaient compris que leurs parents avaient trimé dur pour les voir heureux et pouvoir les élever dans la dignité
Cité populaire, elle s'est petit à petit améliorée pour devenir un des endroits pittoresques de la ville.
Ce sont actuellement les enfants de la troisième génération qui ont pris la relève, mais dont certains ne font malheureusement pas grand chose pour conserver l'image de marque de cette cité tranquille, réunissant des gens méritants, ayant réalisé leur but à la sueur de leur front.
C'est qu'il y a de plus en plus une tendance au farniente qui crée un malaise se généralisant de plus en plus à tous les jeunes et devenant la cause de tant de maux.
En effet cette oisiveté engendre une certaine délinquance où les jeunes agissent sans jamais mesurer la gravité de leurs actes.
Un rien peut déclencher une bagarre qui devient très vite une bataille rangée, entre clans.
D'aucuns agissent pour défendre leur territoire et les leurs.
Mais souvent le scandale éclate suite à une agression qui peut être de différentes natures et pour différentes raisons.
Les bagarres se suivent et se ressemblent.
Les armes banches de toutes sortes sont de mises :Coutelas, couteaux de cuisine, voire couperets et épées.
L'on se croirait parfois au temps de la Jahilya,période anté-islamique, où les bandits (Saâlik) semaient la terreur.
Mais ceux-là se battaient au moins pour des idéaux, tels que l'honneur de la famille et de la tribu, et pouvait même affronter des lions comme ce fut le cas pour un certain Bichr-Ibnou-Oûana.
Mais de nos jours, ces affrontements sont bien souvent pour des motifs vils ou mesquins : Un butin d'un braquage mal partagé, par exemple, ou un rivalité pour une jeune fille qu'on tentait d'attenter à sa pudeur, alors qu'elle est le plus souvent, complètement hors du coup.
Il y a quelque deux ou trois jours dans cette même cité, un affrontement entre jeunes engendra des blessés, et les coupables, après avoir semé la terreur,avec toujours les mêmes « ingrédients », à savoir des épées et des couperets, ont pris la poudre d'escampette à la vue de la « bagua » ou panier à salade,la police étantant intervenu à temps pour éviter le pire.
Et pourtant , il importe que ces jeunes soient pris en main, et cela n'est possible que par les efforts conjugués tant des parents que des éducateurs des responsables à tous les niveaux.
C'est en tous cas l'affaire de tous, car il s'agit de l'intérêt général et de l'ordre public au sein de la société tout entière.
Ahmed YOUNES