Volatilisé, le vélo du facteur !
2007-12-06 - Le TempsLu 510 fois
Tunis le Temps : Le facteur d'une ville bien achalandée de la banlieue nord, avait commencé sa tournée habituelle, et il était loin d'imaginer qu'il allait être quelques heures plus tard, délesté de la mobylette de la poste dont il se servait pour distribuer rapidement le courrier.
En effet il avait mis sa bécane devant un magasin , où il entra pour remettre un pli au commerçant et ressortit aussitôt.
Mais la mobylette n'était plus là où il l'avait laissée, ni nulle part ailleurs.
Il pensa d'abord à une farce de la part de l'un de ses amis ou ses collègues, et alors qu'il se perdait en conjectures, ne sachant pas le sort qui a été réservé à celle-ci, son collègue lui téléphona sur son portable pour l'informer qu'il était en voiture postale en train de poursuivre celui qui fuyait sur la mobylette postale, reconnaissable par sa couleur.
Le facteur rassuré, rejoignit ses collègues qui réussirent à arrêter le voleur en question, et le conduire directement au poste de police, après avoir récupéré l'objet volé.
Il ne put nier, puisqu'il était pris sur le fait, et fut ainsi inculpé de vol qualifié, s'agissant d'un bien public.
Devant le tribunal de première instance, il écopa de la peine d'un an d'emprisonnement.
Interjetant appel,il comparut dernièrement devant la cour et donna une autre version en déclarant qu'il n'avait pas du tout l'intention de voler, mais qu'il avait obéi à la demande d'une tierce personne qui lui avait demandé de lui ramener la mobylette, en lui faisant croire qu'il était asthmatique et qu'il lui était difficile de se déplacer.
Il ajouta qu'il l'avait pris pour un postier et acquiesça pour cette raison à sa demande.
Les collègues du facteur qui l'ont aperçu, expliqua-t-il se sont mis à le poursuivre sans lui demander des explications et l'avait pris pour un voleur.
Ce n'était pas très convainquant pour la cour, mais cependant on lui accorda les circonstances atténuantes tel que l'avait sollicité l'avocat de la défense, en ramenant la peine prononcée en première instance à deux mois d'emprisonnement.