La perpétuité pour le parricide
2007-12-08 - Le TempsLu 533 fois
Tunis- le Temps : L'accusé, un quadragénaire qui malgré le fait qu'il soit père de famille, avec une femme et deux enfants à charge, était enclin à l'oisiveté, ayant souvent recours à son père, qui n'hésitait pas à l'aider
matériellement, en fonction et ses moyens, bien évidemment.
Il trouvait quelques emplois occasionnels, de temps en temps, mais cela ne suffisait à répondre aux frais auxquels il était tenu de faire face pour subvenir aux besoins de sa petite famille, surtout que ses enfants étaient en bas âge et que son épouse, assurant les charges du foyer n'avait pas de ressources.
Devant payer le loyer, dont les arriérés ne faisaient que s'accumuler, il alla trouver son père pour lui demander de lui porter secours, en lui permettant de venir s'installer chez lui avec sa femme et ses deux enfants, mais le père lui opposa un refus net.
Il insista lourdement, mais en vain.
Le père était catégorique sur ce point et ne voulait rien entendre.
Au bout de quelque temps, et n'y arrivant pas par les moyens pacifiques, il pensa aux grands moyens.
En proie a une grande colère, il se saisit d'un gros bâton et se mit à rosser son pauvre père de plusieurs coups sur la tête.
Le septuagénaire, criant de douleur fuya vers une autre chambre.
Mais le forcené le poursuivit pour lui asséner d'autres coups.
Affaibli, le vieillard s'affaissa au sol, la tête ensanglantée et rendit l'âme quelques minutes plus tard.
Il succomba, tel que le révéla l'autopsie ultérieurement suite à une fracture du crâne et une hémorragie cérébrale.
Ne réalisant pas encore la gravité de son geste, et encore sous le choc, le parricide transporta le corps de son père dans la chambre à coucher et le mit sur le lit.
Après quoi, il s'étendit à côté de lui, sur le même lit, pour y rester durant toute la nuit.
Au lever du jour, il commença à crier pour alerter les voisins et leur faire croire qu'il venait de découvrir son père mort.
Mais très vite, il passa aux aveux et il fut inculpé d'homicide volontaire.
Soumis à un examen psychiatrique il s'avéra jouir de toutes ses facultés mentales.
Après délibérations , il fut condamné à la prison à perpétuité.