Détournement de plus d'un milliard, d'une banque de la place

2007-12-12 - Le Temps
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Tunis, Le Temps :Décidément, les détournements se suivent et ne se ressemblent pas, les cas diffèrent d'une affaire à une autre.
En l'occurrence, il s'agit de quatre personnes impliquées dans un détournement de fonds de plus de un milliard dans une banque de la place.
Deux d'entre elles ont dernièrement comparu dernièrement devant le tribunal pour répondre de leurs forfaits, tandis que les deux autres sont toujours en état de fuite.
Les faits : le représentant légal de ladite banque déclara dans sa plainte que le caissier, profitant de l'absence du chef d'agence, a ouvert des comptes fictifs dans lesquels il a déposé des sommes revenant à des clients de la banque.
Il put de cette façon retirer au nom de ces personnes imaginaires, différentes sommes pour atteindre un total de plus d'un milliard.
Des complices, attelés à la besogne lui ont fourni des moyens, tel que son frère qui lui a permis de déposer certaines sommes dans son compte personnel ou son épouse qui lui a donné une procuration afin d' agir en ses lieu et place pour faire des dépôts ou des retraits sur son compte bancaire.

Un audit a permis d'établir cet énorme trou dans la caisse de l'agence bancaire en question.

Bien plus les complices ont pu, avec l'argent détourné, constituer une société d'import- export.

Le caissier et son épouse sont en état de fuite.

Tandis qu'un agent travaillant à la même banque, ainsi que le frère du caissier ont donné des déclarations négatives niant avoir été au courant de ces détournements.

L'agent bancaire soutint que l'accusé principal lui a fait croire que l'argent qu'il avait lui provenait d'un héritage, en lui suggérant de s'associer avec lui dans la société d'import- export.
Ce fut la raison pour laquelle, dit-il, il ne souleva aucune objection.

Mais jamais il ne pensait précisa-t-il que les 150 mille dinars que le cassier a mis dans la société en tant qu'apport, étaient détournés.

Le frère du caissier déclara pour sa part, qu'il était aux Emirats au moment des faits, et ignorait l'origine frauduleuse des sommes que son frère déposa dans son compte.

Les avocats de la défense ont plaidé l'absence de preuves en ce qui concerne leurs clients présents à l'audience et sollicitèrent leurs acquittements
Le tribunal l'entendra-t-il de cette oreille, devant les fortes présomptions à l'encontre de ces deux complices ?



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