Un père intransigeant

2008-02-02 - Le Temps
Lu 515 fois

D'habitude, les parents font le plus souvent preuve de mansuétude envers leurs enfants, même s'ils accomplissent à leurs dépens les méfaits les plus pervers que la société civile n'accepte pas.
Et alors que dire d'un larcin ? Généralement, ils grommellent en tançant sérieusement leur progéniture afin qu'elle ne récidive pas, mais rarement l'affaire arrive devant la justice, car ils savent pertinemment que les fautifs ne parviennent jamais à y échapper et sont irrémédiablement condamnés à des peines privatives de liberté.
En conséquence, ceux, qui dénoncent leurs enfants auprès de la police, sont les premiers à retirer leurs plaintes devant la juridiction judiciaire compétente afin de les sauver de la prison.
Toutefois, ce ne fut pas le cas cette fois-ci avec ce père intransigeant dont les multiples leçons de moralité n'ont pas suffisamment assagi son fils qui a continué à lui mener la vie dure.
Pour mettre fin à son calvaire quotidien, la victime a décidé de ne plus tolérer aucune incartade de l'accusé qui, bien qu'ayant largement dépassé la trentaine, habite toujours avec ses parents dans la maison familiale et vit largement à leurs crochets.

Au lieu de rechercher du travail pour pouvoir satisfaire ses désirs de plus en plus nombreux, il s'est contenté de harceler sa pauvre mère qui a puisé dans ses économies pour le contenter.
Cela ne lui a pas suffi puisqu'il s'est retourné vers les économies de son père qu'il a raflé d'un coup, faisant main basse sur la coquette somme de 1.200 dinars.
S'étant aperçu de la disparition du magot, il le pria de le lui rendre au plus vite, mais le fils indigne nia farouchement s'être approprié une tel montant.
Il le menaça alors de le dénoncer auprès des auxiliaires de la justice.
Rien n'y fit, le coupable maintenant ses dénégations.
La mort dans l'âme, le père se résigna à porter plainte.
Convoqué au poste, l'accusé essaya de tergiverser avant d'avouer qu'il avait de nombreuses dettes qui l'ont poussé à voler son propre père, étant au chômage depuis une longue période.
Ses aveux recueillis, il a été arrêté et traduit devant le tribunal de première instance de Ben Arous qui l'a condamné à un an de prison ferme.
Hamadi TAZARKI



Février 2008
LMMJVSD
01 02 03
04 05 06 07 08 09 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29
<< >>