Le fils indigne dépouille sa vieille mère
2008-02-05 - Le TempsLu 508 fois
L'accusé dans cette affaire n'a pas trouvé mieux que sa vieille génitrice pour la délester des maigres biens qu'elle possède encore, les proposant ensuite à la vente au moindre coût, c'est-à-dire en les bradant, afin de satisfaire ses caprices nocturnes.
Qu'il n'ait pas de quoi se payer les cannettes de bière qu'il apprécie tant, qu'il soit oisif, plutôt par conviction, cela entre dans le cadre de la nature humaine, mais qu'il ose déplumer sa propre mère, ce forfait méprisable n'est pas concevable, même chez les délinquants.
Pourtant, c'est ce qui s'est passé dernièrement dans un quartier populaire d'une proche banlieue de Tunis.
Il faut ajouter aussi que ce fils ingrat, choyé depuis sa prime jeunesse, n'a jamais ménagé ses parents, allant jusqu'à les violenter verbalement et parfois physiquement pour peu qu'ils lui avouent leur impuissance de lui procurer l'argent nécessaire à ses beuveries quotidiennes.
Une fois ayant fait main basse sur les effets de sa pauvre mère, il ne s'est pas aventuré trop loin de la chaumière familiale pour trouver acquéreur puisqu'il les céda pour une bouchée de pain à son voisin ravi de l'aubaine.
Ce véritable fils indigne s'est dit être dans l'obligation de faire soigner sa génitrice malade, ayant été acculé à les vendre au premier venu.
S'étant aperçu du larcin commis à ses dépens, la vieille dame alerta les agents du poste de police de Ben Arous qui entreprirent les investigations nécessaires pour débusquer le cambrioleur et leur enquête déboucha sur l'arrestation du propre fils de la plaignante.
Celui-ci devait avouer sans difficulté avoir commis cet acte illicite, étant au chômage.
Il a préféré tromper la vigilance de sa mère pour lui dérober certains vêtements et ustensiles de cuisine que de cambrioler les villas d'autrui, au risque de se faire pincer par les policiers.
Interrogé, le voisin affirma aux enquêteurs que l'accusé ne lui proposa pas seulement les objets en sa possession, mais il le supplia de les acheter pour le prix qui lui convient.
Il affirma également qu'il n'avait aucune connaissance sur l'origine frauduleuse des effets mis en vente puisque l'intéressé lui assura qu'il lui appartenait.
La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Ben Arous a mis le jugement en délibéré.
Hamadi TAZARKI