Délinquants récidivistes
2008-02-15 - Le TempsLu 453 fois
Tomber deux fois de suite sur les mêmes délinquants, cela pourrait signifier dans les signes du zodiaque être né sous une mauvaise étoile, surtout lorsqu'il s'agit d'un acte identique, celui d'une agression avec une arme blanche.
C'est pourtant ce qui est malheureusement arrivée à une jeune fille du côté de la zone industrielle de Sidi Rézig, une proche banlieue de la capitale.
Et comble de la déveine, elle en a été victime deux fois de suite en l'espace d'un mois.
Il lui faudra certainement beaucoup de temps pour s'en remettre psychologiquement bien que ses agresseurs aient été arrêtés.
A l'instar de ses camarades, elle emprunte quotidiennement le même chemin qui mène à l'usine où elle travaille.
Lorsqu'elles sont en groupe, elles ne risquent pratiquement rien, mais quand l'une d'elles s'attarde, il y a quand même danger de faire de mauvaises rencontres.
Et il est alors très facile d'être repérée pour subir subitement les foudres des assaillants.
Ce qui a été le cas de la plaignante, interceptée par deux malfrats faisant de la voltige sur leur cyclomoteur.
Parvenu à son niveau, un agresseur mit pied à terre et lui intima l'ordre de lui remettre son sac à main, en la menaçant de lui balafrer le visage au cas où elle n'obtempère pas.
Sans piper mot, elle s'exécuta avant de se rendre illico presto au poste de police le plus proche pour porter plainte.
Elle essaya ensuite de tourner la page, mais le sort cruel la guettait une fois de plus, au retour d'une journée de travail qu'elle n'oubliera pas de sitôt.
Terrible coïncidence pour l'infortunée ouvrière, les mêmes énergumènes, qui rodaient dans les parages, récidivèrent en lui barrant la route pour la soulager, cette fois-ci, de son salaire qu'elle venait tout de suite de recevoir de ses employeurs.
En larmes, elle retrouva les policiers pour leur raconter la triste mésaventure vécue pour la seconde fois et qui lui a coûté un mois de travail.
Aussitôt, une patrouille a été alertée pour ratisser la région.
Et la chance de sourire pour la pauvre jeune fille qui récupéra, le jour même, l'intégralité de son salaire mensuel, les deux agresseurs ayant été rapidement arrêtés alors qu'ils s'apprêtaient à commettre d'autres méfaits.
Traduits devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Ben Arous, ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme.
Hamadi TAZARKI