Une bande de dealers sous les verrous
2008-02-21 - Le TempsLu 531 fois
Le tribunal de première instance de Tunis a condamné cinq individus à des peines de prison allant de trois à cinq ans pour constitution de bande de malfaiteurs spécialisée dans la vente de drogue.
Les accusés ont été arrêtés lors d'une descente de police au mois de mars de l'an dernier.
Après une longue enquête entamée suite à une information parvenue aux autorités dénonçant cinq dealers, qu'ils ont réussi à identifier.
Ayant été mis sous surveillance pendant des mois, les enquêteurs sont arrivés à localiser l'endroit où ils opéraient.
Le hasard a voulu qu'un des clients des cinq dealers soit arrêté par les agents de l'ordre.
Il a été soumis à des analyses sanguines ayant révélé l'existence de matière stupéfiante.
Interrogé, le toxicomane n'a pas hésité à donner le nom de son fournisseur.
Une enquête fut ouverte et les agents de l'ordre ont multiplié leurs efforts pour arrêter rapidement le premier suspect.
Ce dernier est tombé dans les mailles de la police après une course poursuite qui a duré un peu plus d'une heure, en pleine rue.
Embarqué, ce dealer a tenté de nier les faits, mais finalement il passa aux aveux.
Il déclara aux enquêteurs que depuis quelques mois, il a été contacté par l'un de ses amis qui lui a proposé de gagner de l'argent facilement et rapidement à condition de s'intégrer dans cette bande qui s'est spécialisée dans la vente de la drogue.
Vu qu'il était au chômage, il a accepté cette proposition et depuis, on l'a chargé de recruter de nouveaux clients et constituer son propre «portefeuille».
Il avait fait la connaissance des autres membres de la bande.
Il a, par ailleurs, donné les noms de ses complices aux enquêteurs qui les ont arrêtés un à un.
Soumis à des interrogatoires séparément, les trafiquants ont reconnu les faits dévoilant tous les détails de leur trafic.
Les dealers ont été inculpés d'association de bande de malfaiteurs spécialisée dans la vente de drogue.
Traduits récemment devant le tribunal de première instance de Tunis, les accusés ont été condamnés à des peines de prison allant de trois à quatre ans.
Lamia CHERIF