Les malfaiteurs épiaient leur victime.
2008-02-23 - Le TempsLu 482 fois
Tunis le Temps : Il avait l'intention de déposer la somme de 9 mille dinars que lui avait confiée son fils, émigré à l'étranger.
Ce père de famille était en effet tout content de pouvoir renflouer sa situation et faire des économies pour ses vieux jours.
Il était aidé par son fils unique qui s'est expatrié pour aller travailler, et qui prit l'habitude de lui confier une somme d'argent à mettre de côté, chaque fois qu'il rentrait au pays.
Les deux malfaiteurs le connaissaient fort bien, pour être de la même ville que lui.
Ils avaient commencé tout d'abord par suivre ses allées et venues finissant par connaître son emploi du temps par cœur.
Ils savaient également quand son fils rentrait de l'étranger pour lui confier l'argent, pour ne plus le lâcher d'une semelle et commencer à le suivre partout où il allait.
Le jour du drame, le pauvre père sortit muni d'une somme de 9 mille dinars qu'il mit dans une valise pour aller la déposer à la banque.
Ils le surprirent, avant d'y arriver, et l'obligèrent sous la menace de couteaux et lames de rasoir, de leur remettre la valise contenant l'argent, avant de prendre la fuite.
Il n'avait plus que ses yeux pour pleurer, et ne put que déposer une plainte contre les malfaiteurs.
Arrêtés, ceux-ci essayant de se dérober, finirent par avouer leur méfait.
Toutefois ils émirent des réserves quant au quantum de la somme dérobée en prétendant qu'elle était inférieure à 9 mille dinars.
Devant le tribunal ils maintinrent leurs positions et leur avocat sollicita le renvoi pour préparer les moyens de sa défense.