Escroquerie et falsification de chèque
2008-02-25 - Le TempsLu 455 fois
La douzième chambre criminelle de la cour d'appel de Tunis a eu à juger dernièrement une affaire de falsification de chèques.
L'accusé a été condamné en première instance à vingt ans de prison.
Il est à noter que les faits de cette affaire ont éclaté suite à une plainte déposée par le gérant d'une société spécialisée dans la vente de produits d'électroménager qui a présenté à la justice un chèque remis par un client lequel a été rejeté par la banque pour falsification.
Une enquête a été ouverte qui a abouti à l'arrestation d'un technicien.
Interrogé, le suspect a déclaré que conformément à la nature de son travail, il est habitué à acheter pour les besoins de ses clients des matériels électroménagers.
Concernant la présente affaire, il a reçu de la part d'un client un chèque pour l'achat de ladite marchandise.
Il ignorait que le chèque en question était falsifié.
Les enquêteurs ont ensuite réussi à identifier l'émetteur du chèque.
Malheureusement, ce dernier a quitté le territoire national pour une destination inconnue.
Le technicien a été accusé de complicité de l'émission d'un chèque falsifié et escroquerie.
Traduit devant le tribunal de première instance de Tunis, l'accusé écopa de vingt ans de prison.
C'est ainsi qu'il a interjeté appel.
Son avocat l'a plaidé affirmant au juge l'innocence de son client qui n'était pour rien dans cette affaire, sollicitant au passage son acquittement, ou du moins atténuer la peine prononcée par la première instance à son encontre, pour complicité.
La cour s'est retirée pour délibérer.
Lamia CHERIF