Une infirmière agressée aux abords de l'hôpital
2008-03-09 - Le TempsLu 1204 fois
Les agressions contre les victimes innocentes demeurent malheureusement le lot des délinquants impénitents qui continuent imperturbablement à en commettre, malgré les peines de plus en plus sévères auxquelles ils sont condamnés et qu'ils purgent entièrement derrière les barreaux pour récidiver, plus tard, une fois libérés.
Rien ne semble les arrêter.
Ni les arrestations opérées le plus souvent en un temps record, comme ce fut le cas dans l'affaire que nous vous relatons aujourd'hui sur nos colonnes, ni les verdicts exemplaires qui sont prononcés à leur encontre.
Ce que l'on remarque chez les plus pervers d'entre eux, c'est leur utilisation excessive de la violence pour causer des blessures graves aux personnes qu'ils attaquent de préférence par derrière, si ce n'est de front parmi les plus téméraires.
Pourtant, ils ont recours à cette cruauté, d'une manière paradoxale.
En effet, dans la majorité des cas enregistrés, ils détroussent d'abord leurs victimes sans coup férir, sous la menace puis ils les agressent ensuite gratuitement d'une façon sordide, leur causant des infirmités irréversibles, voire en leur portant des coups mortels.
Heureusement que ce ne fut pas le cas de cette infirmière qui a été lâchement attaquée par un voyou, en plein jour et devant une foule impuissante, juste aux abords de l'hôpital où elle travaille.
Un pur hasard a voulu qu'elle soit choisie par un adolescent de 19 ans, encore en apprentissage dans le domaine de la délinquance, qui l'a rattrapée sur les marches conduisant à l'établissement hospitalier pour lui arracher son sac à main contenant ses papiers d'identité, son téléphone portable et surtout sa paye qu'elle vient justement de retirer d'une banque très proche.
Son coup réussi et au moment où elle s'est retournée pour le dévisager, il lui trancha l'artère de son poignet gauche avec un couteau dont il a, seul, le secret de la manipulation, avant de s'évanouir dans la foule.
Le destin était vraiment du côté de l'infirmière qui se rendait à son service.
L'hôpital n'étant qu'à moins d'une centaine de mètres, elle a été secourue très rapidement et admise au bloc opératoire où une intervention chirurgicale stoppa l'hémorragie et sauva son poignet d'une éventuelle paralysie.
La brigade judiciaire de Sidi El Béchir entama diligemment les recherches et finit par appréhender le coupable, formellement reconnu par la victime qui avait entre temps terminée sa période de convalescence à l'hôpital Habib Thameur de Tunis.
Hamadi TAZARKI