Les maris ne sont par toujours violents
2008-03-14 - Le TempsLu 553 fois
Le vieux mari était en train, en compagnie de son épouse, de voir un épisode de leur série préférée diffusé dernièrement à la TV quand, vers le coup de dix heures du soir, la sonnerie de son téléphone portable se fit entendre.
Aussitôt, il se leva de son fauteuil et se dirigea, contrairement à son habitude, vers le balcon pour entamer sa communication téléphonique, quand, d'après ses dires, il a été surpris par l'agression caractérisée, commise par sa femme contre sa propre personne.
" Elle s'est jetée sur moi, m'a arraché le portable qu'elle a fracassé contre la paroi du balcon.
Puis, elle a tenté de m'étrangler avant de se saisir d'un gros bâton avec lequel elle m'a porté de violents coups sur le dos et la tête, me blessant sérieusement ; ce qui a obligé mon médecin à me prescrire un repos de dix jours.
", devait-il déclarer dans sa plainte déposée auprès du poste de police de Borj Louzir, près de L'Ariana, une proche banlieue de la capitale.
Quant à la conjointe qui a été convoquée par les auxiliaires de la justice, elle a donné un éclairage différent à la bastonnade qu'elle a infligée à son conjoint, âgé de 64 ans.
Elle a certes confirmé la version avancée par son époux, mais elle a ajouté qu'elle l'a surpris en communication avec une femme et non avec un camarade comme il lui avait précédemment dit.
Et pour avoir le cœur net, elle a composé le numéro du coup de fil reçu par son compagnon.
A ce moment là, elle a découvert le pot aux roses puisqu'une voix féminine lui signifia qu'elle est bien la petite amie de son époux, avant de l'abreuver de mots orduriers.
Il n'y avait plus de doute alors sur l'attitude de son époux qu'elle agressa violemment, en le battant durement avec un gros bâton, surtout qu'il persista à nier toute relation coupable.
Sa colère noire devait également s'exprimer sur le téléphone qu'elle brisa en mille morceaux.
Lors de la confrontation des deux protagonistes de cette affaire qui prête à rire, chacun resta sur sa position et le procès-verbal dressé par les agents a été transmis au procureur de la République près du tribunal de première instance de L'Ariana pour prendre les mesures nécessaires.
Hamadi TAZARKI