Même les fidèles sont devenus leurs cibles
2008-03-17 - Le TempsLu 481 fois
Les délinquants ne sont jamais à court d'idées pour élargir leur champ d'action.
Même les fidèles figurent à présent parmi leurs cibles préférées.
Quitter la mosquée après voir accompli sa prière pour rentrer chez soi, et se faire attaquer juste après par deux ivrognes qui traînaient les pieds devant la maison de Dieu, c'est ce qui est arrivé à ce paisible citoyen qui a perdu à l'occasion les cinquante dinars que contenait son portefeuille.
Que pouvait-il faire face à deux malfrats décidés à le dépouiller, quitte à le corriger en cas de résistance ? Rien, sinon leur remettre sans piper mot tout ce qu'il possède.
Ne l'ayant pas fait de bonne grâce malgré les allusions sous-entendues de ses agresseurs qui l'abreuvèrent d'injures et de mots grossiers, il en paya chèrement le prix, en se faisant rejoindre d'abord, car il avait entre temps pressait le pas pour leur échapper.
Ensuite, il a été véritablement passé à tabac, recevant une volée de coups de pied et de poing qui le firent rouler sur le trottoir, avant que les badauds attirés par ses cris ne le délivrent de cette situation difficile.
Et alors que les deux soulards continuèrent tranquillement leur route, Il se releva, fortement traumatisé, pour se diriger au poste de police de Séjoumi, un quartier populaire de Tunis, où il déposa plainte pour avoir été attaqué par deux voyous, complètement saouls, qui lui ont dérobé son portefeuille, après l'avoir sauvagement agressé au visage et aux jambes.
D'ailleurs, les meurtrissures étaient visibles pour les policiers qui recueillirent la déposition du plaignant.
Une patrouille, qui effectuait par hasard une ronde dans le coin, remarqua le manège d'un individu qui déambulait une cannette de bière à la main.
Interpellé et pressé de questions, il reconnut qu'il venait de commettre avec un acolyte une agression, tout près de la mosquée du quartier.
Embarqué au poste et écroué, il donna l'identité de son complice et son adresse, mais il semble que ce dernier ait pris la clé des champs.
Un mandat de recherche a été émis à son encontre et l'affaire a été transmise à un juge pour les fins de l'instruction.
Hamadi TAZARKI