Mortellement touché par... une chaise

2008-03-20 - Le Temps
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L'alcool fait certainement perdre la tête, surtout lorsqu'il n'est pas pris avec modération, mais parfois il peut également faire perdre la vie comme ce fut le cas pour cet invité à une fête de mariage à Hammam-Lif par une belle soirée estivale.
Les faits remontent à l'année 2006 quand un quidam avait organisé une cérémonie musicale, à l'occasion de son union avec l'élue de son cœur, une jeune fille de son quartier.
Et comme il est de coutume, il y a invité tous ses proches ainsi que ses voisins et amis.
La fête battait son plein et le rythme des chansons était vraiment effréné, tant il incitait à la danse.
Rapidement, quelques demoiselles, la majorité étant encore adolescentes, envahirent la scène pour se défouler, sous le regard amusé de l'assistance.
Les artistes se succédaient pour égayer les invités, qui, ravis par la musique qu'ils appréciaient, applaudissaient à tout rompre, quand un quadragénaire, visiblement éméché, s'est mêlé aux jeunes filles qui ne cessaient de danser depuis le début de la fête nuptiale.
Toutefois, Il se mit à proférer des grossièretés, tout en se déhanchant d'une manière maladroite.
Un parent du marié se manifesta alors pour le prier de cesser de danser.
Il s'exécuta, sans prononcer un seul mot et tout rentra dans l'ordre.
Pas pour longtemps d'ailleurs puisque l'alcool, lui ayant fait tourner la tête, l'a fait retourner au devant de la scène pour récidiver avec plus de véhémence.
N'en pouvant plus, ce parent, qui l'avait auparavant sermonné afin qu'il ne gâche pas une telle cérémonie joviale, sortit de ses gongs, agrippa avec rage une chaise qu'il balança sur la tête de cet invité lugubre.
Ce dernier, l'ayant reçu de plein fouet sur le crâne, s'effondra inconscient, à même le sol.
Transporté à l'hôpital, il succomba à une hémorragie interne que le corps médical a tenté vainement d'arrêter.
Ayant pris conscience de la gravité de son geste, le coupable s'est rendu de lui-même au poste de police pour narrer les circonstances de ce drame qui a coûté la vie à un invité récalcitrant.
Traduit devant la justice, il écopa de sept ans de prison ferme en première instance, verdict qu'il interjeta en appel.
A l'audience de la treizième chambre criminelle du tribunal de Tunis, son avocat a plaidé les circonstances atténuantes pour son client au casier judiciaire vierge, tout en insistant sur le fait que ce dernier n'a jamais eu l'intention d'attenter à la vie de la victime.
Il a sollicité de la cour d'appel de revoir la peine infligée à l'accusé.
Hamadi TAZARKI



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