Plus de peur que de mal, mais....

2008-08-24 - Le Temps
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La définition du mot braquage est à peu près la même dans la plupart des dictionnaires de français : attaque à main armée.
Ces opérations visaient au milieu du siècle dernier les banque, les casinos, ou les grands magasins.
Cependant le mot a changé tout à fait d'acception, au fil du temps, pour viser de plus en plus les personnes qui sont attaquées souvent pour des broutilles et dont plusieurs parmi elles avaient subi de grands dommages corporels ou même péri, pour un téléphone portable devenu obsolète ou une somme modique de un dinar.
Ces " braquages " avaient visé parfois des femmes enceintes, des adolescents ou des personnes âgées.
Mais de jeunes gaillards, même des judokas ou karatékas n'ont pas été non plus épargnés.
En fait ces malfaiteurs agissent au moment où l'on s'y attend le moins, selon la conjoncture du moment.
Y a-t-il des endroits qu'on peut craindre plus que d'autres ?
Même pas, car les énergumènes généralement rôdent sans cesse , à la recherche du moment propice, essayant toujours de tromper la vigilance des agents de l'ordre qui font de leur mieux, en faisant souvent des rondes partout.
Hélas, il n'est pas possible de placer un agent derrière chaque citoyen.

C'est à celui-ci également de faire attention afin de ne pas se hasarder n'importe où et à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit.
Il est souhaitable qu'une personne âgée ne coure pas le risque d'aller dans des endroits isolés ou déserts, surtout dans certaines heures de la journée, même si ces rues sont au cœur de la capitale, telles que la rue Farhat Hached , Om Kalthoum, la rue de Turquie ou l'avenue de Carthage dans son dernier tronçon donnant sur Bab Alioua.
Plusieurs personnes ont été attaquées dans ces rues et les ruelles attenantes surtout en fin de journée.
Pas plus tard qu'avant-hier une personne âgée a été attaquée, à la rue Farhat Hached, et le portable qu'il avait à l'oreille arraché, alors qu'il était en communication.
L'appareil en lui-même n'était pas très performant, et c'était la raison pour laquelle, il fit bon cœur contre mauvaise fortune, en s'estimant bien heureux que le malfaiteur ne lui a pas porté de coups.
Il a eu plus de peur que de mal.
Un conseil : ne jamais utiliser le téléphone en marchant dans la rue, surtout quand celle-ci est déserte, même s'il s'agit d'une communication importante.

Rien n'est plus important qu'une vie humaine.

Ahmed YOUNES



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