Escroquerie au mariage
2008-09-27 - Le TempsLu 736 fois
Tunis -Le Temps : Il avait fait sa connaissance dans un restaurant de la Médina et se présenta en tant qu'employé dans une importante société d'import -export.
Ce jeune était à priori épris de cette jeune fille , tellement épris, qu'il ne perdit pas de temps, et lui proposa le mariage dès la deuxième rencontre.
Elle ne lui opposa pas de refus, bien au contraire, car elle aussi était attirée par son allure de gentleman et sa façon habile et galante d'aborder les femmes.
Les rencontres entre eux se multiplièrent et leurs liens s'étaient de plus en plus raffermis.
Ayant gagné la confiance de sa compagne et future épouse, le jeune homme n'hésitait pas à lui faire part de ses préoccupations et de ses problèmes.
Jusqu'au jour où après une petite hésitation, il prit son courage à deux mains pour lui demander de lui prêter une somme d'argent.
Celle-ci devait lui servir à payer les frais de l'intervention chirurgicale qu'allait subir son père sur les yeux.
La jeune fille n'hésita pas à lui passer la somme de 500 dinars, remboursable lorsque les choses iront mieux pour l'emprunteur qui remercia vivement la jeune fille avant de prendre congé d'elle.`
Cependant celui-ci s'avéra illimité, car le jeune homme ne donna plus signe de vie.
Il changea même de numéro de téléphone pour se volatiliser dans la nature.
La jeune fille, finit par comprendre après moult investigations et recherches, qu'elle fut l'objet d'une escroquerie et ne put de ce fait que d'aller déposer une plainte à son encontre, en ne manquant pas de communiquer son signalement aux agents de la brigade criminelle.
Arrêté il reconnut les faits incriminés au cours de l'enquête préliminaire, mais se rétracta devant le tribunal où il comparut pour répondre du délit d'escroquerie dont il fut accusé.
Il nia même d'avoir fait la connaissance de la jeune fille en question.
Son avocat plaida l'absence de preuves aux allégations de la victime.
Cependant le tribunal, déclara l'accusé coupable, au vu des lourdes présomptions existant dans le dossier, et le condamna après délibérations à deux ans d'emprisonnement.