Il abuse de la fille handicapée de son bienfaiteur

2008-10-25 - Le Temps
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Plusieurs adages populaires ont traité des réactions diverses de l'être humain face à la bonté d'un bienfaiteur.
Ils ont été unanimes à affirmer que cette réaction est une fonction de l'essence de l'être humain qui fait l'objet dudit geste de bonté.
Et il est loin de notre pensée de croire qu'il faut toujours s'attendre à une réaction positive.
L'expérience a montré que toutes les alternatives sont ouvertes.
Celui qui s'apprête à un troc peut se retrouver les mains vides.
Il vaudrait donc mieux être sur le qui-vive et ne pas dormir sur ses lauriers en traitant avec ceux dont on est supposé être les bienfaiteurs.
Et l'affaire de ce jeune homme qui a abusé de sa cousine handicapée est là pour confirmer cette thèse.
Le dossier de l'affaire précise que ce jeune homme de 29 ans, originaire du Nord-Ouest, est venu à Tunis à la recherche d'un travail.
Il a vite déniché un job comme gardien de nuit auprès d'une société de gardiennage.
Son salaire était dérisoire et il suffisait à peine à couvrir ses charges locatives, celles du transport et de la bouffe.
Sa situation a poussé l'un de ses cousins habitant près du lieu de travail de l'agent de gardiennage à lui proposer le gîte.
Ce dernier a accepté la proposition, remerciant son bienfaiteur de ce geste et jurant de lui rendre un jour ce geste noble.
Et l'affaire a montré de quelle manière fut ce retour d'ascenseur.
Ainsi donc, l'agent de gardiennage a déménagé chez son cousin.
Il rentre tôt le matin à la demeure pour dormir et la quitte en début d'après-midi pour se promener un peu et reprendre son travail en début de soirée.

La famille dudit cousin était réduite à sa personne, son épouse et sa fille handicapée âgée de 18 ans.
Le chef de famille était un peintre en bâtiment, son épouse était une employée dans une usine de textile et leur fille était une handicapée motrice qui faisait de la broderie et du tricot.
Petit à petit, le cousin s'était intégré à la famille et on commençait à le considérer comme un membre à part entière.
Et même les réserves de la mère quant à laisser sa fille seule avec ce gaillard, s'étaient vite dissipées.
Le cousin s'était montré courtois et respectait les limites de la convenance.
Or, les adages disent aussi que les apparences sont souvent trompeuses.
Et l'expérience l'a montré aux dépens de cette modeste et honorable famille qui a été surprise de découvrir leur fille enceinte de huit semaines.
La jeune fille a informé sa mère qu'elle avait mal au ventre et elle avait des nausées.
La mère l'a emmenée à l'hôpital et le médecin a mis la famille au courant de la triste vérité.
Tout le monde a certes opté pour une Interruption Volontaire de Grossesse.
Mais, qui en était le père ? La jeune fille a expliqué à sa mère que le jeune cousin de son père exploitait leur tête-à-tête matinal pour lui exprimer son amour jusqu'à ce qu'elle ait cédé à deux reprises.
Le jeune homme lui a promis le mariage.
Sitôt informé, le père a porté plainte à la police et le jeune homme a été arrêté.
Des démarches sont en cours pour convaincre le père d'un arrangement à l'amiable par le mariage.
Mais le père refuse, semble-t-il, ce marché de dupes.
L'affaire suit son cours.
Mahdi SELLAMI



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