Il se « cambriole » lui- même

2008-11-24 - Le Temps
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Les séparations des couples ne se passent pas dans la joie...
C'est la vérité de La Palisse...
Mais chaque problème conjugal a des spécificités et des complications propres à lui.
Les réactions au sein d'un couple sont loin de répondre à une logique cartésienne.
Il s'agit plutôt d'attentes et de déceptions que seuls les protagonistes sont en mesure d'analyser les portées.
D'ailleurs, dans ces affaires, les réactions des intervenants ne répondent pas à la logique courante habituellement.
Ainsi, la logique n'indique pas qu'un haut cadre puisse mettre à sac sa demeure conjugale juste pour contrarier son ex-épouse.
Pourtant, l'incident s'était bel et bien produit et l'accusé est un juriste.
D'ailleurs, l'affaire a été dernièrement examinée par le Tribunal de première instance de Tunis.
Le dossier de l'affaire indique que ce couple était entré dans des différends conjugaux devant la justice depuis plus de trois ans.
Mais les interventions de l'entourage familial les a toujours fait revenir sur leur décision de divorcer.
Ainsi, ils ont intenté deux procès de divorce et, à chaque fois, ils renoncent avant le jugement final.
L'affaire en cours devant le Tribunal est la troisième intentée en quatre ans.
Les deux protagonistes ont toujours opté pour l'habitation dans le même logement en choisissant de faire chambre à part.
C'était une véritable de guerre de position où chacun veut pousser son vis-à-vis à l'erreur.
Les deux conjoints étaient des cadres et avaient des situations sociales enviables.
L'absence d'enfants a, peut-être, attisé cette rivalité non déclarée pour la domination des échanges dans ce couple.
Lors de ce dernier différend, le mari a reproché à son épouse de s'être trop occupée d'elle-même en le délaissant.
Elle a même refusé de partir avec lui en France pour suivre un traitement de quatre semaines pour la procréation.
C'était la raison de la nouvelle affaire de divorce.
Mais, comble de la tragédie, et alors que l'affaire est en cours devant la justice, l'épouse était partie pour assister à un séminaire qui dure deux semaines au Maroc.
Cette situation a fait que le mari était au sommet de l'énervement et il a tenu à contrarier sa conjointe à son retour.
C'est pourquoi il a décidé de mettre à sac la maison.
Ce sont de telles logiques qui animent les différends dans ces cas.
Les juges se trouvent devant des cas très compliqués et ils sont appelés à composer avec.
Dans cette affaire, la défense a demandé à renvoyer l'affaire à une date ultérieure parce qu'une initiative de réconciliation est en cours.
M.S.



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