Il a tenté de tuer le cousin jaloux
2009-01-01 - Le TempsLu 644 fois
Il a fallu de peu pour que le cousin jaloux trépasse puisqu'il s'en est tiré de justesse d'un coup de couteau planté dans un endroit névralgique de son corps.
L'extrême diligence du chirurgien qui l'a opéré lui a certainement sauvé la vie.
Transporté d'extrême urgence à l'hôpital Charles Nicolle de Tunis alors que les festivités du mariage d'un proche parent battaient leur plein à Séjoumi, un quartier populaire de la capitale, la victime a miraculeusement survécu à l'attaque d'un invité surprise lui ayant plongé la lame en pleine poitrine, effleurant d'un cheveu le myocarde.
Pourtant, tout avait bien commencé et les réjouissances se déroulaient, jusqu'alors, dans l'allégresse la plus totale, agrémentées par une troupe musicale populaire.
Les jeunes du quartier, garçons et filles, dansaient frénétiquement tandis que les plus âgés étaient attablés,en retrait, autour de tables bien arrosées, fêtant à leur manière l'heureux événement.
Quand, tout à coup, un individu, fort éméché, fit irruption pour se mêler, sans crier gare, aux invités qui faisaient la fête.
Au bout d'un moment, il s'approcha de la scène et se mit à se tortiller, serrant de près une jeune fille qui partageait les danses de ses camarades.
L'ayant aperçu, le cousin jaloux s'adressa à l'intrus pour lui faire signe de s’éloigner.
Rapidement, la situation dégénéra entre les deux hommes qui en vinrent aux mains.
Se voyant en infériorité, le visiteur indésirable tira de son blouson un couteau qu'il enfonça dans la cage thoracique de son rival, avant de disparaître, profitant de la cohue générale.
Sa cavale ne dura pas longtemps.
Il fut arrêté deux jours plus tard.
Dans sa déposition, il dit ne se souvenir de rien tant il était ivre, soulignant par ailleurs que même s'il avait agressé son adversaire, il n'avait aucune intention de le tuer, accusation portée contre lui qu'il paya à un prix très fort en première instance.
Interjetant appel, il comparut de nouveau sous le même chef d'accusation, à savoir tentative de meurtre avec préméditation conformément aux articles 59 et 205 du code pénal.
L'accusé a une fois de plus rejeté cette inculpation grave, affirmant que le coup de couteau a été porté spontanément à son protagoniste, en guise de légitime défense et non pour attenter à sa vie.
La défense a suivi la thèse de son client et demandé au juge de reconsidérer les faits en tant que violences graves.
Toutefois, la chambre criminelle n'était pas de cet avis, et a condamné l'accusé à sept ans de prison ferme.
Mahdi SELLAMI