Rongé par la rancune, il tente de tuer « son ami »
2009-01-04 - Le TempsLu 596 fois
Tunis-Le Temps - Les deux protagonistes dans le présente affaire étaient au départ de très bons copains.
Au fil du temps les animosités commencèrent à se créer entre eux pour des raisons que leur entourage n’a pu connaître.
La certitude était en tous cas cette tension qu’il y avait constamment entre eux, démontrant qu’ils en voulaient l’un à l’autre.
Le jour des faits l’accusé s’est armé d’un couteau de cuisine et surprit la victime alors aux aurores, alors qu’elle se dirigeait vers la mosquée pour la prière du Sobh , lui portant une série de coups à la poitrine avant de prendre la fuite.
La victime fut transportée d’urgence à l’hôpital régional de Menzel Témime où elle fut sauvée d’une mort certaine, et ce grâce à la diligence de l’équipe médicale.
Les agents de la brigade criminelle de la région, munis du signalement du forcené, ont pu l’arrêter en un temps record, et ce après avoir procédé à un ratissage systématique de la région.
Il s n’ont pas eu beaucoup de mal à recueillir ses aveux complets, et surtout ses déclarations sur les mobiles de cet acte aussi absurde que barbare.
Il affirma en effet que cette vieille rancune qu’il y avait entre eux, l’incita à agir de la sorte.
Il précisa cependant, qu’il n’avait aucunement l’intention de tuer, mais d’infliger une bonne correction.
Inculpé de tentative d’homicide volontaire, il fut condamné par le tribunal de première instance à 20 ans d’emprisonnement.
Interjetant appel, il comparut dernièrement devant la cour, réitérant ses déclarations données au cours de l’enquête préliminaire ainsi que devant le juge d’instruction et le tribunal de première instance.
Il voulut expliquer qu’au moment de l’acte, il était dans une hystérie telle qu’il ne réalisait plus ce qu’il faisait, ce qui explique la série de coups qu’il porta à la victime.
La cour renvoya l’affaire à une prochaine audience afin de poursuivre les débats et donner la parole à la défense.