Un agresseur immobilisé pas sa victime
2009-01-27 - Le TempsLu 499 fois
La chambre de vacation du tribunal de première instance de Tunis a eu à juger dernièrement une affaire de vol avec violences graves et menaces.
La victime en se rendant comme d'habitude à son travail n'avait guère imaginé qu'elle serait l'objet de violences et de vol.
L'accusé choisissait en effet ses victimes parmi les femmes, croyant qu'elles sont plus faibles que les hommes et qu'elles ne peuvent pas se défendre.
Il était dans son tort et il en a fait les frais, car sa victime cette fois-ci, était différente des autres, puisqu'elle a réussi à se défendre, et à le tenir en respect jusqu'à l'arrivée des agents de l'ordre.
La dame courageuse souligna dans sa plainte que l'accusé l'avait surprise l'attaquant violemment pour lui arracher son collier en or.
Il semble qu'il la guettait sournoisement et attendait le moment propice pour fondre sur elle en un clin d'œil.
Toutefois, il n'avait jamais imaginé qu'il rencontrerait une résistance aussi farouche puisque le combat a duré un bon moment jusqu'à l'arrivée des agents de l'ordre.
La victime a bien résisté à son agresseur et l’a même immobilisé, au point que ce dernier, pour s'échapper d'elle, lui avait mordu le bras, lui causant de graves blessures, mais en vain.
Son complice qui l'attendait à bord d'une moto, et le voyant défait, prit la poudre d'escampette.
Les agents de police, dépêché sur les lieux, ont arrêté l'accusé principal qui a été déféré au parquet.
Lors de l'interrogatoire, il dénonça son complice qui a été arrêté à son tour et traduit devant la justice.
A l'audience, un seul inculpé a comparu en état d'arrestation et reconnu les faits qui lui étaient reprochés, quant au deuxième il a été relaxé pour manque de preuves.
Le tribunal de première instance devait condamner l'accusé à 7 ans de prison pour vol avec violences graves.
Interjetant appel et comparaissant à nouveau devant la 12ème chambre, il clama son innocence.
Son avocat sollicita la requalification de l'acte en vol simple et demanda au juge de prendre en considération le jeune âge de son client et le case judiciaire vierge.
L’affaire a été mise en délibéré.
M.S