Viré, il retourne cambrioler la société
2009-02-01 - Le TempsLu 645 fois
Qui aurait imaginé que ce jeune diplômé deviendrait un taulard ? Pourtant, les mauvaises circonstances ont changé radicalement le chemin de son destin.
L’accusé, âgé de vingt-sept ans, a poursuivi ses études secondaires avec succès.
Après avoir décroché son Bac, il a choisi de poursuivre des études en informatique.
Une fois son diplôme en poche, il a commencé à chercher un emploi en déposant des demandes et des curriculum vitae auprès de différentes sociétés.
Il a reçu plusieurs offres et a décidé de travailler dans une société commerciale située dans l’une des zones résidentielles du Grand Tunis.
Il accomplissait ses tâches avec abnégation.
Son dévouement a attiré l’intention de son patron qui n’a pas hésité de le joindre, une année plus tard, au service comptabilité et gestion.
Malheureusement pour le jeune diplômé, il a commis une faute professionnelle grave, ayant entraîné des pertes énormes pour l’entreprise, le patron a décidé de le licencier définitivement.
Le jeune diplômé n’a pas recouru à la justice pour se défendre et obtenir éventuellement des dommages.
Il a plutôt réclamé des préjudices directement auprès de son patron.
Ce dernier lui a promis de lui remettre une somme d’argent.
Mais, des mois sont passés sans que le patron ne tienne sa promesse.
Et le jeune diplômé s’est retrouvé au chômage et sans le moindre sou.
Lui qui s’était déjà habitué à un certain rythme de vie.
Il a décidé de se venger.
Il ruminait sa vengeance dans le café du quartier où il habite, quand il a rencontré deux de ses deux voisins, âgés respectivement de vingt-sept et de seize ans, tous deux chômeurs.
Il leur a demandé de le soutenir dans sa quête pour ses droits.
Il les a convaincus qu’ils pourraient bien mettre la main sur des milliers de dinars à l’intérieur de la société où il travaillait.
L’idée n’a pas déplu aux deux lascars et le trio s’est entendu sur un plan pour voler la société.
Un plan a été conçu et une date a même été fixée pour l’exécution du plan.
A quelques jours de la fin du mois, l’ancien employé de la société a suivi les pas du chef du service comptabilité pour guetter le moment de retrait du chèque de la paie des agents.
Le jour où il s’est rassuré que le retrait d’argent a été opéré, le jeune chômeur s’est présenté à la société pour réclamer la somme qu’on lui avait été promise.
Le comptable lui a répondu qu’il n’avait pas d’ordre à cet effet et qu’il devrait trancher ce litige avec le patron.
En fait, le jeune homme avait juste l’intention de superviser les lieux.
Il est revenu le soir avec ses deux complices.
Le plan consistait à se répartir les tâches.
Le jeune adolescent retient le gardien dans une discussion pour l’éloigner de la porte de l’immeuble.
L’autre compagnon surveille l’entrée de l’immeuble alors que le jeune diplômé pénètre à l’intérieur de la société et s’empare de l’argent.
Connaissant parfaitement les lieux, le jeune homme n’avait pas mis beaucoup de temps et il a mis la main sur une enveloppe renfermant 2500 dinars qu’il avait trouvés dans un tiroir ainsi que la clé du petit coffre où une somme de 90 mille 700 dinars était déposée.
Le voleur a mis la première somme dans sa poche et la seconde à l’intérieur d’un cartable.
Pas de chance pour les voleurs, le comptable est revenu après la prière du soir pour répartir les paies dans des enveloppes.
Le complice n’a pas eu le temps d’aviser son ami pris au piège à l’intérieur de la société.
Il a été surpris d’entendre la porte de la société s’ouvrir.
Sans porter le cartable où il avait caché l’argent, le voleur s’est caché derrière la porte d’un autre bureau.
Quant au comptable, il s’est rendu compte en allumant la lumière de l’existence de son cartable déposé sur son bureau.
Il l’a ouvert.
Il est resté bouché bée.
Le voleur avait entre-temps pris la fuite avec les 2500 dinars dans les poches.
Le lendemain, une plainte a été déposée auprès de la police et une enquête a été diligentée, soldée par l’arrestation de l’ancien employé auquel les soupçons s’étaient adressés.
Il a cherché à nier les accusations mais le relevé d’empreintes l’a confondu et il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés expliquant son geste par un esprit de vengeance.
Le jeune diplômé a été arrêté et il comparaîtra bientôt devant la justice.
Mahdi SELLAMI