Une bijouterie à 2 heures du matin
2009-02-09 - Le TempsLu 564 fois
L'audace de l'agresseur été gravement sanctionné, lorsqu'il fut arrêté et inculpé de violences graves, vol et usage d'arme blanche sans autorisation et ivresse notoire.
S'attaquer à une bijouterie, à 2 h du matin et menacer les propriétaires pour un portable et un collier a constitué un grave délit d'autant plus qu'il est considéré comme acte irresponsable et démesuré.
Mais l'agresseur n'avait cure de toutes ces considérations, appâté uniquement par le gain facile.
Les deux victimes ont été surprises et complètement prises au dépourvu par l'attaque fulgurante de l'énergumène, lequel a collé un couteau au flanc de la première victime, la menaçant de mort si elle bougeait, afin de la dissuader de son téléphone portable.
Quant à la deuxième victime, elle a été délestée de son collier en or.
L'effet de surprise et ce sentiment de frayeur eurent en tout l'effet escompté, celui de paralyser littéralement la victime, incapable dès lors d'esquisser le moindre geste.
En tout cas, c'était largement suffisant pour que le malfaiteur les soulage d'un téléphone portable, avant de fouiller la boutique et de s'emparer des vingt-cinq dinars qui sont resté dans la caisse.
Les deux victimes ont par la suite alertés les agents de police qui suite à une enquête et grâce à la description détaillée des deux victimes, ne tardèrent pas à arrêter le malfrat.
Traduit devant le tribunal de première instance de Tunis, il sollicita la clémence de la cour.
Son avocat fit remarquer que si son client en pénétrant dans une bijouterie, avait l'intention de voler il aurait volé les bijoux qui se trouvaient à l'intérieur et pas le collier qui se trouvait au cou de la victime.
Affirmant que la bijouterie à 2 h du matin n'était plus un lieu de travail mais s'était transformée en un lieu de beuverie.
Et remarqua que son client faisait partie de ce groupe, mais à cause d'une altercation avec l'effet de l'alcool, la tension monta d'un cran et son client avait commis son acte.
Il plaida les circonstances atténuantes.
L'affaire a été mise en délibérée.
Lamia CHERIF