Condamnation d’un pickpocket
2009-02-18 - Le TempsLu 555 fois
Tunis-Le Temps-Il aimait rôder dans les souks ou marchés hebdomadaires bien achalandés, car il avait une plus grande latitude pour opérer à sa guise.
Ce jeune avait en effet la main leste et choisissait ses victimes à l'avance, afin d'user des moyens adéquats pour les voler.
Il ne recourait en effet à la force qu'en dernier ressort.
Au marché de Séjoumi, il était en état d'ébriété, mais n'avait pas perdu la raison ni son habitude de cibler ses victimes.
La personne qui était là à faire des emplettes n'avait pas fait attention à ce jeune homme qui ne cessait de l'épier.
Il avait projeté de lui arracher son téléphone portable.
Mais elle était précautionneuse, et il ne put profiter d'aucune faille pour réaliser ce qu'il s'était mis en tête depuis qu'il avait aperçu ce bonhomme.
Il ne lui restait alors qu'un seul moyen :le recours à la force, avait-il pensé, d'autant plus qu'il était en état d'ébriété, et que ses facultés de discernement étaient par là même affectées.
Aussitôt dit aussitôt fait, il surprit le bonhomme, un couteau à la main, en lui intimant l'ordre de lui remettre son téléphone portable.
La victime ne put qu'obtempérer.
Elle attendit de voir l'agresseur disparaître, pour alerter la police et porter plainte contre le forcené, en donnant son signalement aux agents de la brigade criminelle.
Arrêtés, il reconnut les faits incriminés, déclarant qu'il ne réalisait pas la gravité de son geste, étant en état d'ébriété.
L'avocat de la défense sollicita les circonstances atténuantes pour son jeune client qui était mû surtout par l'état d'indigence dans lequel il se trouvait, n'ayant ni ressources ni emploi fixe.
Le tribunal après en avoir délibéré, condamna l'accusé à 4 ans de prison.