Ya-t-il une limite à la naiveté ?

2009-02-18 - Le Temps
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Existe-t-il encore, au 21ème siècle, à l'ère de la cybernétique et de l'Internet, des gens naïfs au point de se faire avoir facilement.
Pourtant avec les moyens actuels il est tout à fait possible de vérifier toute information et se prémunir de toutes les garanties.

Et pourtant, il existe plusieurs cas où certaines personnes de mauvaises foi, parviennent à plumer leur semblables après les avoir embarqués dans des galères incroyables, pour le seul but de les escroquer.
Tel ce voyant qui fait croire à une dame en quête d'un remède pour guérir sa fille atteinte de crises nerveuses, que cette dernière est habitée par un djinn qu'il faut exorciser, par un ensemble d'ingrédients et encens à un prix exorbitant étant importés d'Asie.
Ou encore ce devin qui fait croire à une bonne-dame qu'un trésor est enfoui dans son jardin.
Le protagoniste dans la présente affaire est un jeune homme qui après avoir fait la connaissance d'un gérant de société, lui fit la proposition de travailler avec lui en tant que représentant et lui promit de lui faire gagner de l'argent et le faire fructifier.
La somme que lui avait remise le gérant, était, aux dires de celui-ci, de 220 mille dinars et qui s'évapora miraculeusement.
Quant à l'accusé qui reconnut son forfait, déclara que la somme était de 100 mille dinars, qu'il avait commencé à rembourser en remettant à la victime la somme de 40 mille dinars sur deux chèques de 20 mille dinars chacun.
Devant le tribunal, il clama sa bonne foi et déclara qu'il était parti d'une bonne intention, pour gagner de l'argent ainsi que le gérant, qui savait pertinemment qu'il y avait un risque.
Ce que rejeta formellement le plaignant, affirmant devant le tribunal que l'affaire portait sur la vente de fruits encore sur pieds, et il ne m'avait jamais fait visiter les lieux.
Quant à l'avocat de la défense, il plaida la bonne foi de son client qui a l'intention de rembourser la victime, et lui sollicita de ce fait les circonstances atténuantes.
Le tribunal prend-il la thèse de l'accusé au sérieux ? Le problème c'est que si les fruits avaient déjà bien mûri, la transaction n'avait pas donné ses fruits !
Ahmed YOUNES



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