Drame de toxicomanie

2009-02-19 - Le Temps
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Il ressort du dossier de l'affaire récemment examinée par la Cour de première instance de Tunis que l'incident a commencé au domicile d'un malade mental, âgé d'une quarantaine d'années.
Ce dernier, qui est l'inculpé, se reposait sur la terrasse de son petit studio en compagnie d'une vieille connaissance qui est venue partager avec lui le gîte suite à des problèmes familiaux.
Soudain, la victime pénétra chez le quadragénaire.
Il était dans un état d'ivresse notoire et il lui demandait de lui fournir quelques comprimés des médicaments anti-dépressifs qu'il prenait, contre, bien entendu une somme d'argent.

Mais le malade mental a refusé sa demande, lui expliquant qu'il ne lui restait pas suffisamment de comprimés et qu'il devait se rendre le lendemain chez son médecin traitant pour lui prescrire sa dose mensuelle.
Cette réponse n'a pas plu à l'intrus, en manque, et qui n'était pas dans son état normal.
Il a agressé et violenté le malade mental et une querelle s'est déclenchée entre les deux.
Le quadragénaire sentait que le rapport de force était déséquilibré en faveur de son agresseur.
Il ne tarda pas à prendre un cendrier de marbre, traînant sur la table, pour le jeter sur la tête de son rival, en accompagnant son geste d'un coup de poing au visage de l'intrus.
Sous le choc, la victime a alors quitté le studio de son agresseur et est rentré chez lui.
Souffrant de maux de tête terrible, elle demanda à sa mère de l'emmener à l'hôpital.
Elle a été gardée pour des soins urgents.
Mais, malgré les efforts de l'équipe médicale, elle n'y était pas restée plus de deux jours puisqu'elle rendit l'âme.

Le médecin légiste affirma que la mort a été causée par des violences graves subies par la victime au niveau de la tête, lui occasionnant une fracture du crâne et une hémorragie cérébrale.
Une enquête a été ouverte et les accusations s'étaient portées contre le malade mental.
Lors de l'interrogatoire, l'accusé nia les faits soulignant que son ami était l'auteur de l'agression et il clama son innocence.
Il a été toutefois traduit devant un tribunal mais en état de liberté.
Devant la Cour, il a réitéré ses dires.

La défense plaida l'innocence de son client en expliquant qu'il n'était pour rien dans ce drame.
Au moment des faits, il était allongé sur un matelas vu qu'il était sous l'effet de ses médicaments.
Il n'avait pas l'énergie pour se déplacer et agresser le visiteur en conséquence.
L'avocat demanda l'acquittement de son client.
L'affaire a été mise en délibéré.
Mahdi SELLAMI



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