Il s'improvise tueur à gages
2009-02-20 - Le TempsLu 774 fois
La victime était assise dans un café sirotant une boisson, quand elle sursauta de douleur, ressentant des brûlures au niveau de son dos.
Il s'avéra que l'accusé était en train de l'asperger d'un liquide corrosif et inflammable au niveau des omoplates.
Elle ne put alors que s'engouffrer dans les toilettes du café pour apaiser les morsures du feu, accompagnée par les serveurs ainsi que des clients accourus pour la secourir.
La victime fut transportée aux urgences pour soins, son état nécessita son hospitalisation et elle sombra dans un coma profond.
Des témoins oculaires ont affirmé que la victime était assise, quand un jeune homme entra dans le café portant une bouteille contenant un liquide qu'il déversa sur la victime avant de gratter une allumette.
Sa tâche accomplie, le pyromane quitta, tranquillement, les lieux.
Munis du signalement de l'accusé, les auxiliaires de la justice ont réussi à arrêter le coupable et l'ont déféré devant un tribunal.
Lors de son interrogatoire, le criminel affirma qu'il avait été payé par une personne qui lui avait demandé de brûler la victime en contrepartie d'une somme d'argent.
L'accusé ne put toutefois indiquer l'identité de son commanditaire.
Il s'est limité à des signalements très vagues pouvant correspondre à plusieurs personnes.
Il s'est même rétracté au cours de l'instruction pour dire qu'il était l'instigateur du crime.
Il revint plus tard sur ses dires pour affirmer de nouveau qu'on l'avait payé pour accomplir son forfait.
Sa version de l'incident fut toutefois uniforme.
L'accusé avait suivi la victime et a décidé d'achever sa mission.
Il avait acheté un liquide corrosif qu'il avait mis dans un vaporisateur à cet effet.
Il a été accusé de tentative d'homicide volontaire avec préméditation.
A l'audience, l'inculpé affirma qu'il ne connaissait pas la victime, et souligna que son besoin financier l'a poussé à obtempérer aux ordres de son commanditaire qui l'avait encouragé à commettre ce crime.
Son avocat demanda à la cour de soumettre son client à une expertise médicale pour savoir si son client est responsable ou non pénalement.
L'affaire a été reportée au 29 avril, dans l'attente du rapport médical.
Mahdi SELLAMI