L'amie de la victime, était-elle de mèche avec le voleur ?
2009-02-22 - Le TempsLu 565 fois
Un quadragénaire divorcé s'est épris d'une jeune femme et la reçut à bras ouverts chez lui, allant même jusqu'à lui donner le double des clés de son logis.
Il ne pouvait pas imaginer qu'elle avait préparé tout un stratagème derrière cette rencontre et ne s'y était introduite à la demeure qu'aux fins de repérer les lieux et les objets d'art qu'il y avait, pour charger par la suite, et une fois quelle avait le double des clés, une de ses connaissances, de cambrioler la villa en question.
C'est ainsi que le cambriolage fut opéré.
La victime a porté plainte et les enquêteurs ont prélevé les empreintes des voleurs.
Il s'agit, en effet, d'un jeune homme dont les empreintes relevées par la police s'avérèrent les siennes.
Il fut interpellé et écroué.
Mais le propriétaire était loin de penser que le jeune homme était lié d'amitié avec sa maîtresse.
Celui-ci inculpé de vol qualifié, déclara qu'il avait seulement accompagné à la villa, la dame qui n'était autre que la maîtresse du propriétaire.
Il ajouta qu'il venait de la connaître, le jour des faits et qu'elle lui avait proposé de l'accompagner à cette villa, pour l'aider à prendre quelques affaires.
Ce qu'il fit, et il était convaincu qu'elle allait chez elle, puisqu'elle avait les clés et elle avait normalement ouvert la porte.
Par ailleurs, il précisa que quelques jours après les faits, elle l'informa que la villa en question était en réalité celle de son amant.
La jeune fille a été interpellée mais elle nia complètement être de mèche avec le voleur.
Aucune charge n'a été retenue contre elle.
Le jeune homme a été, par contre arrêté et traduit devant un tribunal.
Son avocat plaida le défaut de preuve affirmant que son client n'a pas été surpris en flagrant délit et il n'avait fait qu'accompagner la dame, véritable auteur des faits.
Il requit du tribunal de ce fait, l'acquittement pur et simple à son client, et l'affaire a été mise en délibéré.
Mahdi SELLAMI