Transporteur ou cambrioleur ?

2009-03-11 - Le Temps
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La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a examiné une affaire de vol où ont été impliquées deux personnes qui sont accusées de vol qualifié.
En effet, la victime a remarqué la disparition de plusieurs objets de valeur de sa maison de campagne.
Il s'est adressé à la police pour porter plainte en énumérant la liste d'objets disparus.
Il s'agissait essentiellement d'un poste de télévision Plasma, d'un réfrigérateur, d'un récepteur numérique et d'un aspirateur.
Il a précisé qu'il soupçonnait deux jeunes qui avaient été vus par des voisins, devant la maison, transportant certains objets à l'aide d'un camion.
Les voisins avaient alors cru que le propriétaire les avait chargés de ramener ces objets pour son besoin personnel.
Les voisins ont fourni les signalements du camion et les enquêteurs sont parvenus à identifier les deux jeunes hommes qui ont été interpellés.
Le premier a reconnu avoir repéré la maison depuis un certain temps.
Il a informé les enquêteurs qu'il l'avait déjà « visité » pour avoir une idée sur la robustesse des portes.
Le jour des faits, il s'est fait aider par un camionneur pour le transport des objets volés.
Ce dernier a nié être de connivence avec l'auteur principal du vol.
Il a affirmé qu'il avait cru que c'était le domicile de celui qui lui avait demandé de transporter les objets.
Les enquêteurs l'ont toutefois accusé de complicité et les deux complices ont été arrêtés et traduits devant un tribunal.
Devant la Cour, chacun a réitéré sa version des faits.
L'accusé principal reconnut les faits et a demandé la clémence du tribunal.
Son avocat lui a demandé les circonstances atténuantes étant donné qu'il n'avait pas d'antécédents judiciaires.
De son côté, le deuxième suspect a nié catégoriquement être au courant de l'origine malsaine des objets.
Il a clamé son innocence en réaffirmant qu'il avait tout simplement satisfait la demande de son ami en l'aidant à transporter à l'aide de son camion, des objets qu'il croyait siens.
Son avocat, le soutenant, plaida l'absence de preuves et a demandé l'acquittement de son client.
La Cour a condamné l'accusé principal à six ans de prison et son complice à deux ans de prison.
Les deux accusés ont interjeté appel.

Mahdi SELLAMI



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