Rivalité cruelle !

2009-03-12 - Le Temps
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Deux jeunes filles célibataires diplômées du supérieur ont été recrutées en même temps dans une usine de fabrication de pièces électriques de la banlieue de Tunis.
Elles étaient respectivement âgées de 23 ans et de 25 ans et suffisamment belles pour détourner les regards de tous les mâles de l'usine.
Au bout d'une année, l'une d'elles a amadoué le directeur de production, un veuf de 38 ans et père d'un enfant de 7 ans.
Rien d'officiel n'a filtré.
Mais, leur entourage a ressenti que le courant passait extrêmement bien entre ces deux tourtereaux.
D'ailleurs, l'autre jeune fille a été la première à percevoir les premiers signes de cette relation qui se tissait calmement.
N'était-elle pas très proche des deux : la copine de la première et la secrétaire du second.
Et comme elle était, elle aussi dans la course pour faire succomber cet homme, elle en a pris un coup et a décidé de demander à sa copine de s'éloigner de son chemin.
Seulement, l'autre et se croyant déjà installée sur le piédestal, refusait catégoriquement de déguerpir.
Elle allait même jusqu'à prétendre qu'ils s'étaient déjà officieusement liés et que leurs familles étaient au courant.
Elle l'informait qu'il lui arrivait de passer des journées entières dans la demeure de cet homme pour devenir complice de son enfant afin de préparer le petit à son installation définitive avec cette famille.
La secrétaire du directeur tombait des nues et n'a pas accepté la défaite.
Elle savait pertinemment que la famille de sa copine était conservatrice et ne saurait accepter un tel comportement, libertin à leurs yeux.
Donc, elle informa le frère de sa copine de ce qu'il en était avec sa sœur et de son amant.
Ce dernier ordonna à sa sœur de ne plus voir le monsieur et la menaça même de lui imposer de ne plus travailler dans cette usine si jamais elle continuait à le fréquenter.
Sachant l'origine de la fuite, la jeune fille en informa son amant qui ne tarda pas à congédier sa suppléante prétextant une faute professionnelle grave.
Sitôt informée de cette nouvelle, la jeune fille s'était énervée et était allée se quereller avec sa copine installée dans son laboratoire l'accusant d'être derrière son limogeage.
Cette dernière s'en moquait éperdument allant jusqu'à l'informer qu'elle ne permettait à personne de lui barrer la route du bonheur.
Folle de colère, la jeune fille révoquée prenait une bouteille d'acide par surprise et en arrosait le visage de sa copine qui criait de douleur.
Les autres employés intervenaient pour emmener la victime d'urgence à l'hôpital.
Les brûlures lui ont laissé des séquelles au visage et au cou.
L'accusée fut arrêtée.
Elle a reconnu les actes qui lui sont reprochés justifiant son action par le fait que son ex-copine a été à l'origine de son exclusion de son emploi et qu'elle était très en colère contre elle.
Devant la cour, son avocate lui a demandé d'accorder à l'accusée les circonstances atténuantes.
Le tribunal a renvoyé l'affaire à une date ultérieure en attendant l'expertise médicale évaluant le taux d'incapacité permanente due à l'agression.
Il a refusé de lui accorder la liberté provisoire.
Mahdi SELLAMI



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