Quatre filles et un jeune homme
2009-07-09 - Le TempsLu 507 fois
La chambre correctionnelle a eu à juger hier une affaire de prostitution clandestine et complicité, dans laquelle étaient impliquées quatre filles et un jeune homme.
Celles-ci n'ont pas trouvé mieux que transformer la maison dont elles ont élu domicile, en un nid de débauche.
Le quatuor ne rechigna pas à l'idée de s'adonner à la prostitution et d'entraîner dans cette activité d'autres éléments appâtés, comme elles, par le gain facile.
Petit à petit, l'activité fleurit et l'affluence de ceux qui visitaient constamment les lieux à la recherche du plaisir, suscita les soupçons des voisins qui finirent par alerter la police.
La maison fut mise sous contrôle et les agents ont pu constater les fréquentations douteuses du lieu.
Munis d'une commission rogatoire, les agents ont effectué une descente inopinée leur permettant de surprendre les quatre jeunes filles et un jeune homme en flagrant délit.
Tout le groupe a été emmené au poste de police.
Lors de l'interrogatoire, les deux filles parmi les quatre accusées reconnurent s'adonner au plus vieux métier du monde depuis un certain temps.
Ils furent inculpés de prostitution clandestine et traduits devant le tribunal de Tunis.
A l'audience l'avocat de la défense rejeta l'inculpation requise contre ses clientes affirmant que l'une de ses clientes a voulu célébrer son anniversaire alors elle a invité ses amies ainsi que le jeune homme qui a été arrêté avec elles.
L'une des quatre filles connaissait le jeune homme qui travaillait dans un pays du golfe, et venu rendre visite à sa famille et ses enfants en Tunisie pour passer avec eux les vacances.
Il fut invité par la jeune fille pour un déjeuner convivial et qu'ils ne s'étaient jamais adonnés à aucune activité malsaine.
L'avocate plaida l'absence de toute preuve tangible, précisant que ses clientes étaient en train de dîner lors de leur interpellation et que la police n'avait enregistré aucun indice prouvant ou indiquant un comportement contraire à la morale ou aux règles de la bienséance.
Elle a même présenté au juge une invitation au mariage de l'une de ses clientes affirmant que celle-ci allait convoler en justes noces au mois d'aout prochain.
Il sollicita sur cette base l'acquittement pur et simple de ses clients.
L'affaire a été mise en délibéré.
Lamia CHERIF