Même les morts ne sont plus épargnés

2009-09-12 - Le Temps
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Tunisien résidant à l'étranger il s'est accoutumé à rentrer au bercail chaque fois que l'occasion se présentait pour rendre visite aux siens.
Par la même occasion et profitant de son séjour, il allait se recueillir sur la tombe de son père.

Le jour des faits, il se dirigea comme d'habitude au cimetière, mais grande fut sa surprise en découvrant que le tombeau de son père a disparu et qu'une autre appartenant à un inconnu a été érigé à sa place.

Voulant avoir des explications il se dirigea vers le responsable du cimetière, ce dernier, ne lui avait donné aucune explication , il l'a ,par contre ,prié d'aller se plaindre auprès des responsables municipaux.

Irrité par cette situation , il a décidé de porter plainte.
Seulement il n'avait pas la possibilité de se rendre au poste de police, car acculé à reprendre l'avion pour rentrer chez lui.
Il a donc adressé un courrier à Monsieur le procureur de la république accusant le responsable du cimetière d'avoir été à l'origine de cet acte.

Une enquête menée à cette fin aboutit à l'arrestation de ce dernier.
Il a été accusé d'avoir porté atteinte aux sépultures.

Traduit en état d'arrestation devant la chambre correctionnelle du tribunal de 1ère instance de la Manouba , il a nié les accusations portées contre lui et a déclaré qu'il travaille dans le cimetière depuis des années et qu'il n'a jamais eu affaire à ce genre de procédés.
Il a longuement expliqué au juge la procédure telle qu'appliquée actuellement, à savoir que l'inhumation ne pourrait être effectuée que lorsque les attestations délivrées par les autorités municipales soient présentées à l'arrivée du cortège au cimetière.
Il s'agit de :
- L'identité du décédé
- Le permis d'inhumation
- Le lieu de l'inhumation
il a donc réitéré ses déclarations faites lors de l'instruction et a nié les accusations portées contre lui.

L'avocat de la défense a prié la cour de tenir compte des irrégularités constatées lors de l'enquête préliminaire.
Comment se fait-il soutint -il que l'instruction n'a pas entendu les responsables municipaux ayant délivré les autorisations .
Ces derniers n'ont pas été interrogés.
Aussi a-t-il expliqué, que son client n'a qu'un rôle d'exécutant.
Il ne peut pas répondre des fautes commises par sa hiérarchie.

Il a prié la cour de considérer son client innocent et par conséquent le relaxer.

L'affaire a été mise en délibéré.

CBD



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