Attentat à la pudeur

2009-10-26 - Le Temps
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La victime, un jeune homme venant d'atteindre sa majorité , aimant la vie.
En cette belle journée dominicale, il voulait voir ses amis du quartier, afin de récupérer un tant soit peu du stress et du dur labeur de la semaine, n'ayant jamais pensé un seul instant qu'il allait subir le pire des sorts qui pourrait frapper quelqu'un.
En se dirigeant vers le lieu où il avait l'habitude de les retrouver, il croisa un habitant du quartier, un individu assez vulgaire de très mauvaise réputation.
Il le salua et continua son chemin.

Cette manière d'être salué à la hâte allait déplaire à cet individu qui a rejoint le garçon et l'a blâmé pour la non considération qu'il a manifesté à son égard.
Il lui a reproché de ne pas avoir discuté avec lui et de n'avoir pas porté de l'intérêt à sa personne.
Voulant mettre fin à cette malencontreuse situation, le jeune homme continua son chemin.
Malheureusement ce n'était pas l'avis de son interlocuteur qui, ayant certainement d'autres intentions, a déversé un lot d'injures envers le pauvre garçon et lui intima l'ordre de le suivre en le menaçant du pire si jamais il tente d' attirer l'attention des passants ou des policiers.
Ainsi il a pu emmener le jeune homme dans un chantier assez isolé et a attenté à sa pudeur malgré les supplications et la forte résistance de la victime.
Une fois son acte bestial terminé, il est parti en le laissant dans un état lamentable.

Faisant fi des menaces de son agresseur si jamais il le dénonce et malgré les séquelles préjudiciables au niveau moral, puisque il a été atteint dans son honneur, le jeune homme victime s'est résigné à déposer plainte à l'encontre de son agresseur.
Arrêté, ce dernier a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis où il a écopé de 4 années de prison ferme pour détournement d'une personne par la force et attentat à sa pudeur.
Ayant fait opposition, l'affaire a été traitée de nouveau devant la cour d'appel de Tunis .
L'avocat a essayé de convaincre la cour que son client n'est pas totalement responsable de son acte, car il souffre de troubles au niveau mental et qu'il a été interné dans un hôpital psychiatrique.
Il a présenté au juge un dossier médical indiquant la spécificité de sa maladie.
Il a prié la cour de modifier le 1er jugement en le condamnant à la peine minimum.
L'affaire a été mise en délibéré.
CBD



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