Tentative de vol à main armée
2009-12-09 - Le TempsLu 1031 fois
C'est au niveau de la cité d'El Omrane Supérieur que l'inculpé dans cette affaire a abordé la plaignante alors qu'elle se dirigeait vers la station du bus.
Il lui a arraché son sac à main.
Au moment où la plaignante allait appeler au secours, il sortit de la poche de son veston un couteau de grande taille qu'il lui planta au niveau du cou en la menaçant de la tuer si jamais elle crie.
La jeune fille obtempéra et laissa L'agresseur fouiller le sac.
Il fut déçu car rien ne valait la peine d'être subtilisé.
Il se contenta du téléphone portable et lui remis son sac à la victime.
Ayant repris ses esprits la jeune fille s'est dirigée vers le poste de police où elle déposa plainte en fournissant aux auxiliaires de la justice le signalement de son agresseur.
Un signalement assez précis puisqu'il avait une balafre sur toute la joue droite .
Une balafre assez visible qui ne laisse aucune place au doute.
Pourtant et malgré les recherches, la police n' arriva à mettre la main sur l'agresseur que grâce à l'implication de ce dernier dans une deuxième affaire relative à une tentative de meurtre.
Au cours de l'enquête qui concerne cette deuxième affaire, la police a pu établir le lien concernant l'agression précédente.
Il a été confronté avec cette dernière qui l'a reconnu parmi plusieurs autres détenus.
Il a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis pour répondre du délit de menaces avec arme blanche et vol.
Interrogé par le juge sur ses antécédents, il a répondu qu'il a été déjà condamné à une peine de 14 ans de prison.
Il nia cependant avoir agressé la plaignante de cette affaire.
Il a expliqué au juge qu'il s'agit d'une connaissance de son ex amie et qu'à la suite d'une dispute avec cette dernière, elle a voulu l'incriminer par une accusation calomnieuse par l'intermédiaire de son amie.
Son avocat a essayé de le disculper en se basant sur l'absence de vol.
La plaignante avait reconnu que l'inculpé lui a fouillé son sac sans rien subtiliser.
Ce n'est qu'à la suite d'un deuxième interrogatoire qu'elle a déclaré qu'il lui a pris son portable.
L'avocat a demandé l'acquittement au bénéfice du doute.
L'affaire est mise en délibéré.
CBD