Quiproquo ?
2009-12-14 - Le TempsLu 538 fois
Dans cette affaire, c'est une sourde-muette qui fut agressée par deux jeunes délinquants qui tentèrent d'abuser d'elle.
La jeune fille, poursuit ses études dans un centre spécialisé pour sourds-muets.
Le jour des faits, elle était devant l'établissement, à attendre le bus qui devait la ramener à son lieu d'habitation.
Brusquement elle fut interpellée par deux jeunes hommes qui l'abordèrent en s'adressant à elle par quelques paroles.
Elle leur répondit par le langage des signes et ils comprirent qu'elle était muette.
Ils s'adressèrent à elle par des gestes également, pour lui demander de les suivre.
Mais elle les ignora, et ce fut le point de départ des sévices que subit la pauvre fille, par les deux agresseurs qui l'entraînèrent par la force dans un lieu isolé en tentant par tous les moyens, d'abuser d'elle.
La victime leur résista cependant de toutes ses forces en parvenant à les empêcher de souiller son honneur.
En effet ils essayèrent en vain à la dévêtir, et elle put échapper à leurs griffes après avoir quand même procédé à des attouchements, mais ne purent aller plus loin.
Suite à sa plainte, les agents de la brigade criminelle, ont pu arrêter les agresseurs qui avouèrent leur forfait, déclarant toutefois qu'ils avaient agi sous l'emprise de l'alcool.
Ils furent inculpés de détournement d'une handicapée et de tentative de viol.
Ils déclarèrent qu'au départ, ils avaient mal interprété les gestes de la victime, croyant qu'elle cherchait à les accompagner.
C'était un quiproquo qu'ils regrettèrent à la barre.
L'avocat de la défense plaida l'absence de l'élément moral de l'infraction, les accusés ayant été, le jour des faits sous l'emprise de l'alcool.
Il ajouta que ses deux clients avaient au départ
L'avocat précisa par ailleurs, que ses clients n'étaient pas armés et qu'ils voulaient seulement s'amuser avec la victime, sans aucune intention de leur part d'aller très loin.
Après avoir entendu les inculpés, le juge d'instruction décida de procéder à une confrontation entre les accusés et la victime.
Ce fut la raison pour laquelle, l'affaire a été renvoyée à une date ultérieure.
Ahmed YOUNES