La polémique tourne au drame

2010-01-18 - Le Temps
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Les marchands ambulants de la rue de la commission appartiennent généralement à cette catégorie de personnes sans ressources, issues de milieux ruraux, rejoignant la capitale en quête d'une vie meilleure, d'un travail stable leur procurant de quoi subvenir à leurs besoins et surtout un logement à prix dérisoire. L'inculpé dans cette affaire est accusé de tentative de meurtre avec port et utilisation d'arme blanche, et risque une lourde peine.
Ce n'est pourtant ni un récidiviste en matière d'agression ni un habitué des geôles .C'est un jeune venu à Tunis de sa région natale, à la recherche d'un travail .
Il voulait apporter de l'aide à sa mère atteinte d'une maladie chronique. Sur le conseil d'une de ses connaissances et avec l'aide d'un de ses proches, il a pu rassembler une petite somme , disons plutôt un petit capital lui permettant de garnir un étalage et d'exposer pour la vente en détails des petits effets qu'il achète en gros : Des briquets, des jouets pour enfants et d'autres petits gadgets.
Il a pu se procurer une place en plein milieu de cette rue et est devenu à la longue un habitué des lieux assez connu par tous les commerçants.
Il avait comme on dit, pignon sur rue. Voilà qu'un jour et à peine commençait-il à exposer ses produits qu'un jeune est venu à sa proximité et voulait disposer d'un emplacement.
Cela était contraire aux us et coutumes de tous les marchands ambulants.
Chacun travaillait dans son carré et personne ne doit empiéter sur la place d'aucun autre commerçant. Voulant mettre les choses au point, le propriétaire de la petite surface demanda au jeune homme de choisir un autre emplacement .
Malheureusement ce dernier cherchait déjà à créer des problèmes.
Une dispute éclata entre les deux qui a dégénéré en bagarre.
Des collègues sont intervenus pour séparer les deux antagonistes.
Mais voilà qu'à peine les choses semblaient revenir au calme que le jeune garçon est revenu à la charge , en assénant brusquement des coups de poings à celui qui a refusé de le laisser s'installer à côté de lui. Voyant rouge et ne pouvant plus se contrôler, ce dernier ,se saisit d'un couteau de cuisine qu'il prit d'un étalage avoisinant au sien, et asséna un violent coup à son adversaire. Le victime, fut transportée à l'hôpital et sauvée de justesse par l'équipe médicale qui la mit sous soins intensifs. Alertés les auxiliaires de la justice se sont déplacés sur les lieux et ont arrêté l'agresseur. Durant toutes les péripéties de l'enquête le marchand ambulant n'a fait qu'avouer son forfait en insistant sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de le tuer mais uniquement de le contraindre à quitter les lieux. Traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance pour répondre de l'accusation d'homicide volontaire. Il a réitéré ses déclarations faites lors de l'enquête préliminaire et aussi devant le juge d'instruction. Dans la salle d'audience , était également présente , la victime.
Ce jeune homme interpellé par le juge a expliqué les circonstances de l'incident pour finir par déclarer qu'il se désiste des poursuites et qu'il pardonne son agresseur. L'avocat de la défense plaida l'absence totale de la préméditation et surtout l'absence de l'intention de tuer de son client.
Celui-ci , affirma-t-il, voulait seulement intimider la victime. Au vu de ce qui précède et devant le désistement de la victime, l'avocat a demandé l'acquittement de son client et le cas échéant et si le tribunal le considère coupable, les circonstances atténuantes d'autant plus que l'inculpé étant le seul soutien de sa famille travaille dur pour pouvoir aider sa mère qui traîne une longue maladie. Après les délibérations le tribunal l'a condamné à une peine de 2 ans de prison ferme. CBD

La polémique tourne au drame

2010-01-18 - Le Temps
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Les marchands ambulants de la rue de la commission appartiennent généralement à cette catégorie de personnes sans ressources, issues de milieux ruraux, rejoignant la capitale en quête d'une vie meilleure, d'un travail stable leur procurant de quoi subvenir à leurs besoins et surtout un logement à prix dérisoire. L'inculpé dans cette affaire est accusé de tentative de meurtre avec port et utilisation d'arme blanche, et risque une lourde peine.
Ce n'est pourtant ni un récidiviste en matière d'agression ni un habitué des geôles .C'est un jeune venu à Tunis de sa région natale, à la recherche d'un travail .
Il voulait apporter de l'aide à sa mère atteinte d'une maladie chronique. Sur le conseil d'une de ses connaissances et avec l'aide d'un de ses proches, il a pu rassembler une petite somme , disons plutôt un petit capital lui permettant de garnir un étalage et d'exposer pour la vente en détails des petits effets qu'il achète en gros : Des briquets, des jouets pour enfants et d'autres petits gadgets.
Il a pu se procurer une place en plein milieu de cette rue et est devenu à la longue un habitué des lieux assez connu par tous les commerçants.
Il avait comme on dit, pignon sur rue. Voilà qu'un jour et à peine commençait-il à exposer ses produits qu'un jeune est venu à sa proximité et voulait disposer d'un emplacement.
Cela était contraire aux us et coutumes de tous les marchands ambulants.
Chacun travaillait dans son carré et personne ne doit empiéter sur la place d'aucun autre commerçant. Voulant mettre les choses au point, le propriétaire de la petite surface demanda au jeune homme de choisir un autre emplacement .
Malheureusement ce dernier cherchait déjà à créer des problèmes.
Une dispute éclata entre les deux qui a dégénéré en bagarre.
Des collègues sont intervenus pour séparer les deux antagonistes.
Mais voilà qu'à peine les choses semblaient revenir au calme que le jeune garçon est revenu à la charge , en assénant brusquement des coups de poings à celui qui a refusé de le laisser s'installer à côté de lui. Voyant rouge et ne pouvant plus se contrôler, ce dernier ,se saisit d'un couteau de cuisine qu'il prit d'un étalage avoisinant au sien, et asséna un violent coup à son adversaire. Le victime, fut transportée à l'hôpital et sauvée de justesse par l'équipe médicale qui la mit sous soins intensifs. Alertés les auxiliaires de la justice se sont déplacés sur les lieux et ont arrêté l'agresseur. Durant toutes les péripéties de l'enquête le marchand ambulant n'a fait qu'avouer son forfait en insistant sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de le tuer mais uniquement de le contraindre à quitter les lieux. Traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance pour répondre de l'accusation d'homicide volontaire. Il a réitéré ses déclarations faites lors de l'enquête préliminaire et aussi devant le juge d'instruction. Dans la salle d'audience , était également présente , la victime.
Ce jeune homme interpellé par le juge a expliqué les circonstances de l'incident pour finir par déclarer qu'il se désiste des poursuites et qu'il pardonne son agresseur. L'avocat de la défense plaida l'absence totale de la préméditation et surtout l'absence de l'intention de tuer de son client.
Celui-ci , affirma-t-il, voulait seulement intimider la victime. Au vu de ce qui précède et devant le désistement de la victime, l'avocat a demandé l'acquittement de son client et le cas échéant et si le tribunal le considère coupable, les circonstances atténuantes d'autant plus que l'inculpé étant le seul soutien de sa famille travaille dur pour pouvoir aider sa mère qui traîne une longue maladie. Après les délibérations le tribunal l'a condamné à une peine de 2 ans de prison ferme. CBD



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