Quand le chat est absent... les sourisdansent !
2010-01-24 - Le TempsLu 502 fois
Les deux inculpés impliqués dans cette affaire de vol d'un domicile avec escalade de la clôure et effractionsont des amis de longue date.
Ils avaient pris l'habitude de déambuler dans les rues de cette belle ville de la banlieue sud de Tunis.
Ils passaient la plus grande partie de leur temps dans les cafés également.
Les deux étaient sans travail et se débrouillaient deplusieurs manièresafin de pouvoir joindre les deux bouts
Au cours d'une soirée du mois de juillet 2008, après avoir bu, ils longèrent l'avenue principale et passant devant une belle maison , ils ont remarqué qu'il n'y avait pas lumière , et déduirent qu'elle était inoccupée.
Leur expérience dans ce domaine leur permettait de savoir qu'ils pouvaient opérer en toute tranquillité.
Ils ont donc fait irruption.
Après avoirescaladé la clôture, et fracturé la porte d'entrée.
Ils ont fait main basse surdeuxclimatiseurs, une mobylette et plusieurs effets dont la valeur a été estimée à 5000 dinars.
Le lendemain ils ont vendu à des connaissances les objetsvolés contre la somme de 800 Dinars.
Un des accusés a gardé pour lui la mobylette .
Il l'avait utilisée pendant deux mois puis il l'a vendue à 600 Dinars.
Le propriétaire des lieux en rentrant chez lui après un séjour à l'étranger qui a duré deux moisa remarqué l'effraction commise sur la porte d'entrée ainsi que la disparition de plusieursde ces objets de valeur dont notamment la mobylette qui était garée au jardin.
Ils'est dirigée illico au poste de police où il a déposé plainte contre inconnu en donnant un inventaire des objets volés.
Entre temps les deux amis poursuivaient leur cavale en toute impunité.
C'était sans compter sur la vigilance et surtout la compétence des auxiliaires de la justice .
Ces derniers sont parvenus en effet à les appréhender.
L'enquête a permis de reconstituer les faits.
Les deux ont avoué lors de l'enquête préliminaire avoir commis le vol en donnant des détails précis sur les objets volés.
Ils ont été traduits devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis pour répondre de leur forfait.
Devant le juge et après avoir nié les faits qui leur sont reprochés ilsont fini par admettre avoir commis le vol.
Les deux avocats ont plaidé .
Ils ont essayé de convaincre le juge que c'est à cause de leur situation sociale, la misère dans laquelle ils vivaient et surtout l'absence totale de revenus leur permettant de subvenir à leur besoin.
Aprèsdélibérations, les deux accusés ont été condamnéschacun à une peine de 7 Ans de prison ferme.
CBD