Accusation accablante ou mensongère ?
2010-01-29 - Le TempsLu 1160 fois
Qu'est-ce qui incita cette jeune dame à porter plainte contre son propre mari pour attentat à la pudeur sur mineure ?
Cette grave accusation nécessite toutefois des preuves irréfutables.
Le code pénal prévoit une lourde peine de prison pour celui qui commet un tel acte, sur une mineure même si celle-ci est consentante, car elle est considérée comme n'ayant pas de discernement.
Cependant la peine est portée au double si l'auteur de l'acte est un ascendant de la victime, ou s'il exerce sur elle une autorité quelconque ( article 229 nouveau du code pénal).
Or dans le cas d'espèce, il s'agit du beau-père de cette jeune adolescente dont père est décédé, et qui n'a aucun soutien familial à part sa mère.
Les problèmes commençaient à surgir entre cette dernière et son époux depuis u'il hérita de son père, une villa somptueuse
L'épouse lui en voulait de plus en plus depuis son refus de lui céder une part de cetteluxueuse villa .
Au fond de lui-même, l'épouxcraignait que l'adolescente vivant à sa charge, comme le reste de ses enfants devienne une héritière potentielle de sa mère qui peut également lui céder sa part de son vivant.
Bref il opposa un refus net à son épouse et la menaça même de divorce au cas où elle persistait à le harceler afin de l'amener à acquiescer à sa demande.
Ce litige fut la cause de plusieurs embrouilles, entre ces époux qui devinrent en tensioncontinue.
Le jour de l'incident, le mari fut convoqué par les agents de la brigade criminelle, lesquelsannoncèrent que son épouse l'accusait d'attentat à la pudeur sur la personne de sa fillette.
Celle-ci ne présentait ni contusions ni égratignures.
Cependant, elle donnait une version des faits en racontant en détail ce que son beau-père lui aurait fait subir.
Elle ajouta candidement, qu'elle s'était laissé faire, lorsqu'il la mit sur ses genoux, sans soupçonner aucune mauvaise intention de sa part.
Mais le beau-père qui fit part de son étonnement soutint mordicus qu'il n'a jamais été malintentionné à l'égard de cette enfant qu'il traitait comme sa propre fille.
La déclaration de la fillette suffit-elle à elle seule pour déclarer l'accusé coupable et le condamner en vertu de cet article du code pénal prévoyant une peine de dix ans au moins ?
Le juge appréciera selon les éléments du dossiers et bien entendu, son intime conviction.
MAis une telle accusation affectera toute la cellule familiale et laissera des séquelles indélébiles surtout à l'enfant, quelles que soient les tenants et les aboutissants de l'affaire.
Que la fillette ait été forcée à accuser un innocent ou qu'elle ait été réellement abusée, elle s'en rappellera de toutes les façons et pendant bien longtemps.
Ahmed YOUNES