Circoncision dramatique
2010-03-04 - Le TempsLu 1091 fois
C'est un chirurgien qui a été impliqué dans une affaire d'erreur médicale survenu lors d'une circoncision pratiquée à un petit gamin.
Celui-ci a subi un préjudice considérable, et l'expert a évalué en effet l'incapacité physique permanente causée suite à cet accident, à 50%, ce qui est assez considérable.
Outre le préjudice moral causé à cet enfant par le choc qu'il a eu.
S'agit-il d'une erreur médicale ?
Le père de la victime porta plainte contre le praticien sur cette base.
Ce dernier a été déclaré coupable d'erreur médicale et condamné par le tribunal de première instance de Tunis à payer à la victime la somme de cent mille dinars à titres de dommages et intérêts en réparation du préjudice qui lui a été causé.
Interjetant appelle médecin a soutenu devant la cour qu'il ne s'agit pas d'une erreur médicale car il estime qu'il a pris toutes les précautions nécessaires pour une telle intervention.
C'est un accident survenu au moment où il s'y attendait le moins,précisa-t-il, le gamin ayant fait un mouvement brusque.
Il ajouta qu'il pratiqua une deuxième opération à l'enfant afin de réparer le dommage causé Le membre endommagé pourra désormais remplir toutes ses fonctions normales.
L'avocat de la défense plaida l'absence de faute de son client, en affirmant par là même que la somme allouée à titre de dommages et intérêts était exhaustive, d'autant plus qu'il s'agit d'un cas fortuit, imprévisible irrésistible,étant en dehors de la volonté de son client qui s'est entouré pourtant de toutes les précautions avant d'entamer cette intervention.
L'avocat sollicita du tribunal d'ordonner une contre-expertise, le taux d'incapacité ayant été évalué d'une manière excessive par le premier expert.
L'affaire a été renvoyée à une date ultérieure afin d'étudier la demande de l'avocat sur ce point.
A.Y.