Les rabat-joie
2010-07-02 - Le TempsLu 545 fois
L’homme est un pauvre être mis sur cette terre pour embêter les autres hommes » disait Erik Satie un compositeur français (1866-1925).
Dans cette affaire l’homme n’embête pas seulement son semblable mais il lui cause d’importantsdégâts physiques et matériels.
Les célébrations des fêtes de mariages ont déjà commencé.
Et siles salles de fêtes et les hôtels accueillent ces manifestations dans les villes ; au rifce sont des «salles de fête » de plein airquiaccueillent la grande foulecomposéede familles parentes etamies qui s’y rendent pour partager la joied’une autre famille et pour se défouler au rythme de la cornemuse ( mezoued)et voir de prés les danseuses .EIles sont généralement conviées à un dîner royal où elles auront à savourer undélicieux plat de couscous à l’agneau.
En marge de ces fêtes on procède à la remise des cadeaux à la famille desnouveaux mariés.
Chacun des invités offrira en effet soit un agneau ou un chevreau ou remettra une somme d’argent au père du marié ( Rmou) pour l’aider à récupérer une partie de ses dépenses.
Mardi dernier à l’occasion d’une fête de mariage organisée dans la localité d’EL Gouassem de la délégation de Chebika le père du nouveau marié content d’avoir ramassé quelques trois mille dinarsa voulu mettre l’argent récolté en sécurité dans l’armoirede sa chambre à coucher oubliant que trois truands l’attendaient impatiemment pourgâcher la fête.
Ces derniers onttout d’abord commencéparsemer le désarroi parmi les invitées et troubler la joie de cette famille qui a chèrement payée cette fête et ce en proférant des paroles désobligeantesen cassantune cinquantaine de chaises en plastic et en lançant des injures des blasphèmes et des menaces à tous ceux qui voulaient s’opposer à euxavant de s’emparer du butin (les trois mille dinars récoltés) et prendre la poudre d’escampette.
Les invités quittèrent alorsles lieux et les blessésdontl’organisateur de la fête furent transportés à l’hôpital.
C’est le lendemain que ce dernier partagé entre la résignation et la colère porta plainte contre ces agresseurs à quiil leur a pourtant donné l’exemple de l’hospitalité et de la bienveillance mais pour le récompenser ils eurent le courage de luigâcher la fête.
La cavale des six malfrats ne durera pas longtemps.
Ils seront certainementramenés à la « maison » et jugés sévèrement.
Du coté des membres de cette famille cette lâche agression qui vient de leur arriver sanslaissera certainement des cicatrices ineffaçables dans leurs esprits et dans leurs corps.
Néji Khammari