Tentative de meurtre
2010-07-04 - Le TempsLu 623 fois
Tazarka : En fermant son épicerie, ce soir-là, « B » voulait se reposer après une journée de labeur, en retrouvant la chaleur et l’accueil familiaux.
Il pressait le pas, car il faisait froid.
Arrivé au bout de la rue, et sous la lumière faible du réverbère il remarqua deux silhouettes adossées au mur.
Il ne prêtait pas attention et continue son petit chemin, tout à coup il fut attaqué par les deux malfrats qui voulaient lui confisquer les clefs de son commerce.
Voulant se défendre il n’a rien pu devant la fureur de ses agresseurs qui sont décidés à arriver à leur fin.
Armés d’un couteau et d’un tesson de bouteille, les deux acolytes ont blessé grièvement au niveau du cou le pauvre épicier, qui, malgré tout n’a pas cédé ses précieux clefs.
A la vue du sang qui giclait les deux voyous ont pris la fuite laissant leur victime à son sort.
Heureusement pour « B », un passant a suivi la scène, il informa le SAMU qui transporta le blessé à l’hôpital régional de Nabeul.
Onze jours durant, la victime de l’agression, dans le coma luttait contre la mort.
Sauvé in-extrémis, grâce à l’intervention du service hospitalier, « B » a pu retrouver le sourire d’être encore en vie.
Interrogé par les auxiliaires de la justice, il a narré sa mésaventure et déclara même qu’il connaît son principal agresseur.
Munis de cette précieuse information, les policiers n’ont trouvé aucune difficulté à arrêter l’instigateur de l’opération un certain F… chômeur de son état qui divulgue aux enquêteurs l’identité de son complice.
Confondus par les indices et les témoignages les deux agresseurs ont reconnu leur méfait.
Ils avaient l’intention de subtiliser les clefs et de dévaliser l’épicerie.
Traduit dernièrement devant le juge d’instruction pour tentative de meurtre F… avoua son forfait, mais il a dit qu’il était sous l’emprise d’une crise psychique au moment des faits.
Selon son avocat qui a demandé le report de l’affaire, son client souffre de troubles psychologiques, en attendant le rapport du médecin légiste.
Quant au complice de F…, incarcéré pour une autre affaire, il était absent lors des plaidoiries.
La cour accepta le report de l’affaire à une date ultérieure.
Salah SOUISSI