Ciel, ma mallette !
2010-08-04 - Le TempsLu 1092 fois
C’est le genre de personnes qui aiment se vanter devant des copains de son âge et les voisins de quartier.
Cette attitude pourrait être perçue comme faisant partie d’un caractère, mais quand cela touche le domaine de la criminalité cela devient grave et la personne aurait à répondre de son forfait.
On dirait même qu’il s’agit d’une aide précieuse que l’inculpé dans cette affaire a rendue aux auxiliaires de la justice puisque dans un premier temps ces derniers n’ont pas pu mettre la main sur les trois individus impliqués dans un vol commis à l’intérieur d’une voiture garée à proximité d’une grande surface d’une banlieue de Tunis.
Les trois jeunes hommes étaient attablés à la terrasse d’un café lorsqu’ un bonhomme gara sa voiture à leur niveau .
Il devait se rendre au super marché.
Une fois parti, les trois se dirigent vers la voiture et en toute simplicité arrivent à déverrouiller les portes et prendre possession d’une mallette qui contenait 5000 dinars et 3000 euros, ,aux dires de la victime.
Après quoi ils ont mis le cap sur une ville balnéaire du Cap Bon où ils ont séjourné jusqu’à épuisement des 5000 dinars.
L’un d’eux s’est adressé à une personne de sa connaissance qui a pu lui changer les 3000 euros pour la somme de 58OO Dinars.
Les 3 jeunes hommes se sont partagés la somme et chacun est parti de son côté.
L’affaire demeurait difficile à élucider pour les auxiliaires de la justice.
Ils n’ont pu trouver les auteurs.
Ce n’est que plus tard et par oui dire qu’ils ont su qu’un certain A se vantait devant des jeunes de son quartier, d’avoir commis avec deux de ses amis le vol.
Il a été arrêté.
Il a avoué dès son premier interrogatoire avoir participé au vol en fournissant le nom de ses deux complices.
Interrogé au sujet de l’argent il a déclaré que toute la somme a été dépensée dans les boites et les hôtels de la ville balnéaire du cap bon.
Ses deux amis demeurent encore en fuite.
A, a été traduit en état d’arrestation devant la chambre correctionnelle du tribunal de 1ère instance de Tunis pour répondre de son forfait.
Devant le juge il a déclaré que son rôle se limitait à veiller de loin.
Ce n’est pas lui l’instigateur.
Il a reconnu toutefois avoir encaissé sa part.
Son avocat a commencé par expliquer au juge que son client n’est pas habitué à la criminalité ni un professionnel .Il plaida de ce fait les circonstances atténuantes pour lancer la bouée de sauvetage à l’accusé, délinquant primaire, et lui permettre de réintégrer les rangs de la société.
D’autant plus que ses parents étaient acculés à demander un crédit bancaire pour pouvoir restituer l’argent à la victime bien que leur fils n’en a pris qu’une part.
L’avocat a présenté au juge une lettre de désistement de poursuites rédigée et signée par la victime.
Après les délibérations les juges ont condamné les deux jeunes en fuite à une peine de deux ans de prison ferme avec exécution immédiate.
A, a été condamné à une peine de trois mois de prison ferme.
Ayant déjà purgé cette peine, il a été libéré avec une mise en garde par le juge contre toute récidive.
CBD