France: Un retraité retrouvé dans son congélateur

2010-08-12 - Le Temps
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Selon les premières constatations, le décès de cet homme de 71 ans remonterait à près de deux ans.
Sa compagne, placée en garde à vue, a donné des explications incohérentes aux policiers. C'est la fille de la compagne de Jean-François P.
qui a prévenu la police.
La semaine dernière, sa mère, en état d'ébriété, lui aurait alors tenu des propos inquiétants sur ce qu'avait pu devenir son beau-père.
Après avoir constaté qu'aucun argent n'avait été retiré par le retraité depuis au moins 18 mois, les enquêteurs de la police judiciaire se sont rendus au domicile du couple, situé dans le 6e arrondissement de Lyon, pour une perquisition.
"N'avancez pas, n'avancez pas.
Vous allez trouver quelque chose", aurait alors déclaré, tel un présage, la compagne du retraité à l'arrivée de la police, selon le quotidien Le Progrès, qui révèle l'affaire ce mercredi.
Dans la cuisine, les policiers découvrent en effet dans un congélateur le cadavre d'un homme en position fœtale.
Selon une source policière le décès remonterait à près de deux ans.
L'autopsie, qui permettra de déterminer l'origine de la mort du retraité, ne pourra se faire avant au moins 48 heures.
La concubine du défunt, quant à elle, a été placée en garde à vue mardi soir, la police tentant de déterminer les circonstances du décès.
Interrogée par les enquêteurs, elle n'a pas fourni d'explication cohérente sur le décès.
Elle n'a pas déclaré avoir tué son concubin.
"En revanche, elle a invoqué l'intervention d'un tiers dans le décès, sans en préciser toutefois l'identité", a souligné la PJ.
Les enquêteurs cherchent à déterminer l'état psychologique de la concubine, n'excluant pas qu'il s'agisse d'une femme perturbée en raison de "ses déclarations incohérentes et imprécises".
"Quelqu'un qui est mort naturellement, on ne met pas son corps dans le congélateur ou alors, on est vraiment perturbé",souligne un porte-parole de la PJ.
L'hypothèse criminelle n'étant écartée par les policiers, la concubine pourrait être présentée au parquet jeudi matin.
"On n'a pas davantage d'informations pour l'instant ; parfois l'extrême solitude de certaines personnes peut expliquer ce genre de découverte macabre", a ajouté une source anonyme proche du dossier à une journaliste de l'AFP.
Selon Le Progrès, plusieurs voisins auraient fait état de disputes régulières au sein de ce couple par le passé.
D'aucun pensait, le calme étant revenu depuis de nombreux mois, qu'ils s'étaient finalement séparés. Usurpation d'identité Patrice Griffaton, 38 ans, qui a multiplié pendant quinze ans les délits et les infractions sous l'identité de son frère, Pascal 33 ans, transformant la vie de son cadet en cauchemar, est jugé hier par le tribunal correctionnel d'Auxerre. En 1995, alors que Pascal accomplit son service militaire, il s'empare d'une fiche d'état civil de son frère et fait refaire ses papiers. Trafic de drogue, conduite en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants, vol, escroquerie ou excès de vitesse : "marginal" et en "rupture familiale" selon la justice, Patrice multiplie les délits et les infractions pendant quinze ans, toujours sous l'identité de Pascal. Au gré de ses déménagements, de ses voyages, Patrice réussit sans cesse à tromper les forces de l'ordre et à échapper à la justice. Pascal, désormais père de trois enfants, reçoit les amendes et les convocations de son frère et doit en permanence se justifier, prouver qu'il n'est pas l'auteur des faits auprès de la justice, de la police et de la gendarmerie. Impôts, demandes de règlement de la sécurité sociale et factures diverses sont également adressés à Pascal, dont le "préjudice psychologique" est important au point qu'il a déjà tenté de mettre fin à ses jours à cause de cette affaire. "Le préjudice moral de Pascal est énorme.
Il ne vit plus et a peur que ça ne s'arrête jamais, puisqu'il connaît ça depuis ses 18 ans.
Chez lui, ses affaires sont rangées et il est prêt à partir au cas où il serait condamné à la place de son frère.
C'est déjà arrivé à trois reprises", explique à l'AFP son avocat Mickaël Boulay. Début 2009, lors d'un entretien accordé à TF1, Patrice Griffaton expliquait avec quelle facilité il se faisait passer pour Pascal, pointant au passage certaines incohérences. "Ici à Auxerre, je me suis fais contrôler, j'ai été au poste de police.
Ils ont pris mes empreintes, mes photos.
Ils m'ont jugé au nom de mon frère, parce que j'ai dit que j'étais mon frère, s'ils avaient vu mes empreintes, ils auraient vu que j'étais moi", avait-il déclaré. Patrice a été mis en examen en octobre 2008 pour "usurpation d'identité".
Placé ensuite sous contrôle judiciaire, il ne s'est pas présenté le 8 avril dernier au Tribunal de grande instance (TGI) d'Auxerre, où il devait être jugé, avait détaillé à l'AFP le procureur de la République, François Pérain. Il a été condamné à 4 ans de prison ferme en son absence et un mandat d'arrêt a été prononcé à son encontre. Patrice Griffaton a été interpellé le 5 juillet à Auxerre par la police alors qu'il se rendait dans une agence d'intérim.
Placé en détention provisoire, il a fait opposition du jugement. Il encourt une peine de 10 ans de prison.



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