Drame autour d’un héritage
2010-12-08 - Le TempsLu 728 fois
Une affaire de fratricide a connu son épilogue dernièrement devant la chambre criminelle dela cour d’appel de Tunis.
C’est au cours du mois de mars 2009, qu’à la suite d’une querelle familiale au sujet d’un héritage, qu’il y a eu ce drame.
L’inculpé gère une superette spécialisée dans les produits alimentaires.
Alors qu’il était préoccupé par la gestion de son magasin, il reçut la visite de son frère (le défunt).
Ce dernier était dans un état hystérique.
Dès qu’il est entré au magasin il a débité un lot d’injures à son frère l’accusant de tous les maux.
Ainsi au vu et au su de tous les présents il l’insultaitl’accusant de vol et de corruption.
Non content ,il aen outre malmené son frère et l’a agressé.
Devant cette situation, l’inculpé ne pouvant plus admettre cette situation et devant son impossibilité de tenir tête à son agresseur, a pris un couteau et lui a asséné un coup.
Un seul coup droit au cœur était suffisant pour qu’il passe de vie à trépas.
Pris de courtpar une situation à laquelle ilne s’attendait pas, il est allé de lui-même au poste de police pour avouer son forfait.
L’enquête a été confiée à la brigade criminelle.
Les auxiliaires de la justice n’ont pas eu trop de peine pour enconnaître les tenants et aboutissants.
Il s’agit en effet d’une querelle familiale concernant unhéritage.
L’inculpé a été traduit devant une chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis qui l’a condamnéà une peine de 15 années de prison ferme.
Ayant interjeté appel,il a comparu de nouveau devant la cour.
Il a expliqué au juge qu’il n’avait jamais eu l’intention de tuer son frère, mais qu’il avait agi sous l’emprise de la colère, après avoir été humilié par ce dernier qui le traita de tous les noms.
Son avocat a plaidé dans le même sens , en précisant, ce n’étaitpas lui qui est allé à la rencontre de son frère, maisquec’étaitplutôt le contraire.
Ce dernier est entré au magasin dans un état hystérique et proféra des insultes et des menaces pour arriver en fin de compte à l’agression physique.
L’accusé a agi, précisa-t-il,après avoir été provoqué par son frère, d’une manière irréfléchie et sans mesurer la portée de son acte.
L’avocat demanda de cefait à la cour, de prendre en considération tous ces éléments afin de réduire la peineprononcée à l’encontre de son client en première instance.
Après les délibérations,la courest allée dans le sens de la défenseen ramenant ladite peineà7 ans de prison ferme.
CBD