Assassinat d’un jeune ouvrier
2010-12-15 - Le TempsLu 518 fois
Ils sont nombreux ces jeunes malfratsqui ont quitté tôt les bancs des écoles pour s’adonner à leur sport favori qui consiste à voler les biens d’autrui pour subvenir à leurs besoins.
Ces derniers à bords demobylettes ou à pieds s’activent aussi bien dans les rues animées pour , profiter des incessants embouteillages afin d’arracher sacs à main et portables qu’ils vendaient à des prix illusoires ou dans les rues désertespour narguerles passants et notamment les jeunes couplesen vue de séquestrer desjeunes filles pour assouvir leurs besoins bestiaux comme ce fut le cas lundi dernier aux environs de 17h30 non loin de la gare routière de la ville de Kairouan, quand deux fiancées de retour à leur foyer après une journée de labeur dans une usine du coté de la cité résidentielle d’El Manar à l’entrée nord de la ville de Kairouan furent arrêtés par deux énergumènes âgés de vingt ans originaires de la région d’’El Ala et aux casiers judiciaires bien garnis.
L’un de ces malfrats demanda au fiancé de lui remettre son portable (certains parlent de cigarettes), c’est le système de provocation adopté généralement par ce genre de malfrats.
Le fiancé refusa carrément la demande pour recevoir en contre-partie des coups de poings au visage.
Une altercation eut alors lieu entre les deux parties.
Face à la résistance héroïque du fiancé qui continua à lutter de toutes ses forces pour permettre à sa fiancée de s’enfuir, l’un desmalfrats usa de l’arme infernale se trouvant dans ses poches, à savoir un couteau d’unequinzaine de centimètres environsqu’il cachait dans sa poche pour larder de coups de couteaula victime au niveaude son abdomen avant de prendre la fuite.
La jeune fille en arrivant au poste de police, à quelques centaines de mètres des lieux du drame informa les agents depermanence de cette lâcheagression.
Ces derniers se rendirent sur les lieux pour transporterla victime à l’Hopital où elle succomba à ses blessures quelques minutes plus tard , et ce malgré les efforts déployés par le corps médical pour la secourir.
Quant aux meurtriers ils furent arrêtés une heure après l’annonce dudécès du fiancé.
A El Menchia I, ce quartier populaire de la ville de Kairouan; deschaises blanches annonciatrices du deuil ; sont placés devant la maison endeuillée dont les propriétaires en pleurs attendaient l’arrivée du corps sans vie de leur fils.
Le père du défunt travaillant dans une confiserie et qui prépare sa retraite n’a pas trouvé assez de mots pour parler de la perte soudaine et cruelle de son fils qui n’avait pourtant fait de mal à personne.
Le chagrin l’a empêché de se tenir debout pour accueillir les gens venus lui présenter leurs condoléances.
« Mehrez (le prénom de la victime)est le frère aîné de trois garçons et de trois filles laissera un vide que personne ne pourra combler » disait-il.
La multiplication des rondes de police notamment la nuit et l’ouverture de nouveaux postes de police dans certains endroitsde la ville et plus particulièrement dans la cité d’ El Manaroù travaillent des milliers d’ouvriers et d’ouvrières sont devenus nécessaires pour mettre fin aux activités de ces malfrats irresponsables et dangereux.
Néji Khammari