Un détenu mis à nu et battu en cour de promenade dans une prison
2010-12-24 - Le TempsLu 500 fois
Un détenu a été mis à nu et battu en pleine cour de promenade mercredi à la maison d'arrêt de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, selon le syndicat UFAP/Unsa-Justice, qui a dénoncé hier une agression rendue possible par "un manque endémique" de personnel de surveillance.
"Il a été déshabillé totalement, traîné au sol et molesté sans que personne ne puisse s'en apercevoir, car le poste de surveillance des promenades est régulièrement découvert pour pallier le déficit de personnel", révèle l'UFAP/UNSA-justice dans un communiqué.
"Ce sont les détenus eux-mêmes, alors qu'ils semblaient fêter bruyamment l'événement en insultant leur victime, qui ont attiré l'attention du personnel.
La victime était plantée debout devant la grille de sortie des promenades, totalement dénudée, le visage en sang et des traces de coups sur le corps", ajoute le syndicat pénitentiaire.
L'administration pénitentiaire a confirmé à l'AFP l'existence de cet "accident", précisant que le détenu avait pu être soigné à la maison d'arrêt.
"Les surveillants ont été alertés par des cris et sont intervenus le plus rapidement possible sur place", a ajouté un porte-parole de l'administration, assurant que la surveillance de la cour était assurée.
"C'est complètement faux!", s'est insurgé Alain Chevallier, représentant de l'UFA/Unsa-Justice interrogé par l'AFP, affirmant avoir été un des premiers à intervenir.
"Comme nous sommes en difficulté de personnel, on donne deux missions à l'agent au poste de surveillance en élévation: surveiller la cour mais aussi les entrées dans la cour de promenade", dit-il.
Et mercredi, le surveillant, tout à sa deuxième mission, n'était pas à son poste de surveillance, affirme M.
Chevallier.
L'UFAP/Unsa-Justice évoque une "situation devenue ingérable" qui "met en jeu la sécurité des agents mais aussi celle des détenus": "Des postes de surveillance sont régulièrement découverts et il devient impossible de prévenir les violences voire d'intervenir pour y mettre un terme".
Le syndicat dénonce un sureffectif de détenus cumulé à un sous-effectif de personnel dans cette maison d'arrêt qui compte un peu moins de 300 détenus.
Drame familial à Neuilly
Le parquet de Nanterre a ouvert mercredi une information judiciaire pour "empoisonnement" et "provocation au suicide" après la découverte des corps de deux enfants et de leur mère à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) début décembre, a-t-on appris hier de source judiciaire.
Cette information judiciaire pour "empoisonnement, "empoisonnement sur personne vulnérable" et "provocation au suicide" a été ouverte contre X, selon une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
D'après une source proche de l'enquête, cette information vise, sans le nommer, le père qui avait pu être sauvé in extremis par les secours.
Dans le coma pendant plusieurs jours, il est désormais conscient mais ne peut toujours pas être entendu par les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.
Sa femme et ses deux enfants, un garçon autiste de 18 ans et une fille de 20 ans, étaient morts empoisonnés par une multitude de médicaments.
La thèse du suicide collectif, accréditée par deux lettres récapitulant les dispositions testamentaires du couple annonçant leur intention de mettre fin à leurs jours, est écartée désormais par les enquêteurs car le consentement éclairé des deux enfants ne peut être avéré.
Selon la police, le père de famille voulait en finir car "il ne pouvait plus tenir son rang.
Il vivait sur l'héritage familial qu'il avait fait mal fructifier".