Affaire Azzouz Marzouk en Italie : Crime raciste ou simple histoire de jalousie?

2008-02-08 - Le Quotidien
Lu 519 fois



Le tribunal de grande instance de la ville de Como (Italie) a entamé, mardi dernier, l’examen de l’affaire relative au meurtre de la famille de notre concitoyen Azzouz Marzouk survenu le 11 décembre 2006 à Irba, un village du nord-est de l’Italie …
Les deux tueurs risquent la prison à vie …
 
Tunis - Le Quotidien
En présence de plusieurs dizaines de journalistes et sous les caméras des chaînes de télévision, le procès de Romano et Rosa Olendo, les deux époux soupçonnés d’avoir tué les membres de la famille de l’un de nos concitoyens, vivant en Italie, s’est ouvert mardi dernier à Como.
Fait marquant de cette première audience, l’indifférence totale des deux suspects à l’égard de la cour. Les deux époux ont passé, en effet, toute la matinée à rigoler entre eux et à chuchoter à telle enseigne que l’un des journalistes italiens a qualifié le comportement des deux suspects d’ “humiliation à la justice italienne”.
Finalement et après avoir imposé le silence du côté du box des accusés, la cour a donné la parole au Procureur de la République qui a procédé à la lecture du texte de l’accusation.
Trois chefs d’inculpation ont été justement retenus à l’encontre des deux époux à savoir : quatre fois, meurtre avec préméditation, tentative de meurtre et incendie d’un local habité.
 
Un rescapé raconte le drame
La cour, a ensuite, donné la parole au seul rescapé de ce drame. Il s’agit du beau-père de Azzouz Marzouk, un certain Mario Frejerio. Ce témoin a déclaré que le 11 décembre 2006, il avait rejoint sa femme qui était en visite chez sa fille “Rafaella”, l’épouse de Azzouz Marzouk. A vrai dire, Mario Frejerio avait reçu un appel de sa femme qui lui a demandé de la rejoindre au domicile de sa fille qui serait en danger. Arrivé alors sur les lieux, le beau-père de Azzouz Marzouk a découvert un véritable massacre. Les murs étaient tachés de sang et les corps de sa fille, de son épouse et de son petit fils ainsi que le cadavre d’une voisine gisaient par terre le long du couloir conduisant à l’appartement de la famille de Azzouz Marzouk.
En essayant de rebrousser chemin afin d’aller alerter les autorités, Mario Frejerio reçut un coup de couteau.
Il perdit connaissance et ne se réveilla que deux jours plus tard à l’hôpital.
Entre temps, les rumeurs les plus folles avaient circulé, dans le petit  village de “Irba”, situé à quelques encablures de Como. La presse locale s’etait déchaînée désignant un suspect “idéal” qui n’est autre que M. Azzouz Marzouk, l’époux de Rafaella. Même que les journalistes avaient, à l’époque, donné les causes de ce drame. Notre concitoyen serait mêlé à un trafic de drogue et aurait surpris sa femme en train de traiter avec des dealers concurrents. Alors, il l’a, tout bonnement, liquidée (Sic)
Seulement, ce que les journalistes italiens ignoraient c’est le fait que Azzouz Marzouk était au moment des faits en Tunisie. D’ailleurs, il s’est rendu en Italie le lendemain du meurtre pour découvrir que son beau père Mario Frejerio est sorti du Coma. Dans sa déposition, il a tout déballé aux enquêteurs. Identifiés, les deux tueurs ont été arrêtés.Il s’agit de deux époux, des voisins du couple Marzouk, qui auraient agi par racisme.
En effet, depuis le mariage de leur concitoyenne Rafaella avec Azzouz Marzouk, et ce en 2004, les deux époux ont monté tous les habitants du village contre la famille Frejerio pour la simple raison que “la plus belle fille d’Irba ne peut pas être l’épouse d’un sale arabe”.
Cette phrase a été trouvée dans les mémoires du tueur qui aurait, également, émis son désir de voir Azzouz Marzouk «brûlé vif».
Après avoir entendu les déclarations du principal témoin dans cette affaire, la cour a levé l’audience qui doit reprendre demain jeudi 7 février 2008.
 
H. Missaoui



Février 2008
LMMJVSD
01 02 03
04 05 06 07 08 09 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29
<< >>