France : Interpellé à la place d'un autre devant sa famille
2009-02-28 - Le Quotidien Lu 1017 fois
Le Quotidien - Agences"Ce n'est pas une erreur" tient à préciser, d'emblée, au Post, le procureur de Châteauroux Christian Mercuri. Lundi 16 février, Pascal, 40 ans, a été interpellé chez lui, à Tuffé, dans la Sarthe, devant sa femme et ses enfants, avant d'être placé en garde à vue, puis relâché.Boulette. En fait, ce n'était pas lui que cherchaient les gendarmes de l'Indre après le cambriolage d'un bar-tabac du Blanc."Il a été victime d'une 'doublette'" expliquait au Post un gendarme de la Sarthe hier matin, précisant que "le véhicule de cet homme avait exactement les mêmes caractéristiques et la même plaque d'immatriculation que celui qui était recherché.""On comprend la surprise de cet homme, mais c'était imparable" maintient, sur Le Post, le procureur de Châteauroux.Sur Le Post, le procureur de Châteauroux Christian Mercuri s'explique:C’est "Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 février, que les gendarmes du Blanc mènent une enquête de flagrance après le cambriolage d'un bar-tabac: un coffre-fort est volé, le préjudice s'élève à plus de 3.000 euros."Un témoin leur parle d'une voiture"Après vérification et recoupement de ces informations, ils localisent un véhicule du même modèle, de la même marque, et qui porte la même plaque d'immatriculation, à Tuffé. Tout concorde, ils n'ont pas de doute."Ils interpellent donc ce père de famille et le placent en garde à vue pendant quelques heures. Ils ont été relâchés dans la nuit.""Ce n'est pas une erreur. Ce n'est pas comme ils s'étaient trompés d'étage. On avait un cambriolage, un témoin, une plaque minéralogique que l'on a rapidement identifiée et repérée. C'était imparable, inévitable. Après, pendant la garde à vue, les gendarmes se sont aperçus, effectivement, que la voiture vue par le témoin n'était pas celle de Pascal et que la plaque, copiée, était fausse."Le break vert vu par le témoin lors du cambriolage, quant à lui, n'a pas été retrouvé.