Sfax : Deux amants pas comme les autres

2009-03-08 - Le Quotidien
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L’époux tué par l’amant de sa femme était son meilleur ami.
Tunis - Le QuotidienLes enquêteurs chargés de tirer au clair l’affaire relative au meurtre survenu lundi dernier à Sfax et dont la victime est un époux, marin pêcheur de son état, ont réussi à obtenir des aveux, complets à propos de ce drame qui a secoué la capitale du Sud.
Chronique d’un meurtre annoncéIl faisait froid ce jour là. Dans un petit café situé près du port de Sfax, un marin pêcheur s’apprêtait à quitter l’établissement lorsqu’il fut attiré par un homme qui devait avoir la trentaine assis tout seul sur le comptoir.L’homme était un peu perdu et l’on devinait très bien qu’il était étranger à la ville. Le mari était pris d’un sentiment étrange, en vers cet homme. Il n’hésita pas alors le moindre instant à s’approcher de lui.Il lui demanda s’il avait besoin d’aide. Pudeur oblige, l’homme remercia le pêcheur et le rassura. Mais face à son insistance, il accepte de lui raconter son histoire. Il s’est avéré qu’il s’agit d’un ouvrier, originaire d’une ville de l’intérieur du pays, venu chercher du travail à Sfax.Dans la foulée, le marin pêcheur comprit que l’homme était issu d’une famille pauvre et seul un travail pouvait sauver ses proches de la misère... Très touché, le marin décida de venir en aide à cet homme étranger.Il l’invita ainsi dans un premier temps à venir passer la nuit chez lui et le lendemain le marin prit contact avec un entrepreneur de la région et le pria d’embaucher son nouvel ami.Depuis, l’homme étranger à Sfax en est devenu presque connu par tous les marins pêcheurs, grâce à ce père de famille qui l’avait hébergé chez lui.
Des longues nuits  à la merIl faut dire que dès le départ, le marin pêcheur avait réussi à convaincre sa femme, une dame âgée d’à peine quarante ans à héberger chez eux son nouvel ami.L’épouse, bien que réticente, au départ avait trop vite accepté la présence sous son toit de l’ouvrier. D’ailleurs, avec lui, elle se sentait plus en sécurité. Son mari était contraint de passer des jours et des nuits à la mer.Elle était, alors, obligée à rester seule. Plus maintenant, puisque l’ouvrier était là pour lui tenir compagnie. Peu à peu, une certaine sympathie s’était installée entre l’épouse et l’ami de son mari. Les événements n’allaient pas tardé, cependant à prendre une autre tournure lorsqu’une nuit arriva ce qui devait arriver.En effet, la tentation était si grande que l’épouse avait oublié son statut pour s’adonner à l’ami de son mari. Les rendez-vous galants allaient se succéder et un jour l’épouse s’était réveillée sur une mauvaise nouvelle.Son ventre s’était gonflé. Rapidement, elle avait compris qu’elle était tombée enceinte. Son mari n’était pas convaincu que le foetus pouvait bien être de lui.Ses doutes ne tardèrent pas à prendre forme quand les rumeurs avaient circulé portant atteinte à la réputation de l’épouse qui aurait pu commettre l’irréparable avec l’ami de son mari.N’en pouvant plus, le mari décida à en parler avec sa femme. Bien évidemment, elle avait nié ces accusations. Mais l’époux était si décidé de découvrir la vérité qu’il avait juré à sa douce moitié de procéder à des analyses d’ADN pour confirmer la paternité de l’enfant.Du coup, la panique s’empara de l’épouse qui n’hésita pas à en parler à son amant. La peur des deux amants était si grande qu’ils décident de se débarrasser de l’époux. L’amant appela le mari et lui fixa un rendez-vous pour parler avec lui d’un grave problème. Dans une villa en cours de construction, l’amant tira un couteau et n’hésita pas à asséner deux coups mortels à l’époux. Il quitta ensuite les lieux et partit informer sa maîtresse. Le corps de la victime fut découvert le lendemain par des passants. L’enquête ouverte a mené à l’arrestation de l’amant et de l’épouse.
H.M.



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