Tunis : L’escroc à la valise diplomatique arrêté
2010-08-12 - Le Quotidien Lu 1074 fois
Afin de tromper la vigilance des agents de l’ordre, les malfaiteurs et autres énergumènes malveillants ne sont jamais à court d’idées. Mais le costume cravate accompagné de la valise diplomatique demeure le moyen le plus utilisé par ceux qui sont recherchés par les services de police. Alors, lorsque l’un d’entre-eux tombe entre les mains des auxiliaires de la justice...Cela tourne toujours au ridicule. La preuve:Il portait une valise comme celle que préfèrent nos «instits» et autres membres du corps enseignant. Seulement, l’un des agents de police chargé de vérifier l’identité, a eu le flair de lui demander ses papiers. Coup de théâtre, notre bonhomme n’était autre qu’un repris de justice impliqué dans plusieurs affaires aussi graves les unes que les autres. Une chaleur suffocante étouffe la capitale. Le thermomètre affichait les quarante degrés, et pourtant les agents de l’ordre voués à la noble cause du devoir assuraient normalement leur mission, en veillant sur la sécurité des gens et de leurs biens. Au niveau du jardin du Passage au centre-ville de Tunis, un agent intercepte un passant qui portait une valise diplomatique. L’auxiliaire de justice décide de lui demander ses papiers d’identité. Entre-temps, ledit passant tenta une diversion en se faisant passer pour un enseignant dans un lycée de la place. Cela n’a pas trop convaincu notre agent pour qu’il lui rende ses papiers et l’épargner de l’opération de contrôle. Il faut dire que l’auxiliaire de justice a vu juste puisqu’il a découvert qu’il s’agit d’un repris de justice recherché et impliqué dans plusieurs affaires aussi graves les unes que les autres. Notre bonhomme, muni de pièces d’identité falsifiées, a émis plusieurs chèques en bois pour un montant global estimé à plus de cinquante mille dinars. Il est également inculpé et condamné dans une affaire relative à un délit d’abandon de famille et non versement de pension alimentaire. Cerise sur le gâteau, le pseudo-enseignant fait l’objet d’une plainte déposée par une dame qui lui reprochait de l’avoir dépossédée de sa maison et d’un lot de terrain estimé à cent cinquante mille dinars. Le faux enseignant a été mis sous les verrous en attendant d’être traduit en justice.
H.M.